La semaine d’évangélisation

AUVELAIS

Cette année, notre équipe est venue aider l’Église d’Auvelais, dans la commune de Sambreville en région wallonne. Tous les matins, l’un d’entre nous apportait une méditation sur un chapitre de l’épître aux Galates. Notre leitmotiv ? « Je suis crucifié avec Christ, et ce n’est plus moi qui vit, c’est Christ qui vit en moi ».

Plusieurs activités au programme sont ensuite venues rythmer la semaine, comme la soirée de découverte du protestantisme ou l’excellent concert de Gospel du groupe ProDeo. Mais la soirée la plus encourageante est selon moi celle du lundi soir : le film chrétien « Malgré tout » (la vie de Josh McDowell) a été projeté dans le cinéma de la ville grâce au bon contact établi avec le gérant. Une cinquantaine de personnes, soit la moitié de la salle, était étrangère à l’Église. Le film en lui-même est très marquant et très clair au niveau de l’annonce de l’Évangile, et il vaut vraiment la peine d’être vu, diffusé et discuté.

Après cette semaine, on peut constater que l’état spirituel des personnes sondées dans la rue, au marché ou dans les maisons oscille entre la méfiance et la soif d’en savoir plus. Il y a en effet beaucoup d’ignorance, les gens croient en Dieu sans vouloir aller plus loin ; d’autres ont cependant envie de parler, d’être écoutés. Nous avons eu souvent en retour l’opportunité de leur parler en détail du plan de Dieu pour sauver les hommes et de leur donner des évangiles. L’attitude et l’amour que nous manifestons lors de ces rencontres est déterminant, je pense. On ressent toujours une grande joie quand on partage la bonne nouvelle, et encore plus quand c’est un travail et une vision d’équipe.

Trois choses que je n’oublierai pas :
* la motivation et la détermination des frères et soeurs à Auvelais pour combattre dans la prière avant, pendant et après les sorties en rue pour évangéliser.
* l’impact des témoignages des autres étudiants, l’équipe Auvelais-IBB soudée, les temps pour apprendre à mieux se connaître et discuter.
* la fraternité entre les jeunes lors du tournoi de sport le samedi et l’aide bienveillante des ados envers les enfants lors de leur club le dimanche.

Ce que j’ai ressenti au terme de cette semaine c’est un désir d’aimer beaucoup plus mon prochain que tout ce que j’ai pu manifester jusqu’à présent. On aime tellement peu, on est tellement centrés sur nous-mêmes… Seul Dieu peut encore à nouveau nous remplir de son vrai amour par l’Esprit Saint, par sa seule grâce et pour sa seule gloire.

Annaëlle DEMORY

CAVAILLON

« Une semaine pour découvrir la Bonne Nouvelle » : voilà l’invitation merveilleuse de cette petite mais vivante Église du sud de la France, à Cavaillon.

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que les étudiants de l’lBB ont participé aux activités organisées durant la semaine du 15 au 21 mars :
– choeur parlé, avec lectures-clé du récit biblique, et message donné par James Hely Hutchinson ;
– soupers chez les membres de l’Église avec leurs amis non-croyants, avec témoignages donnés par les étudiants de l’IBB ;
– club d’enfants sous le soleil provençal, avec chasse aux oeufs (bien sûr !), chants, et message d’évangélisation sur le fils prodigue donné par Martin Bräker, étudiant en 2e année.

Comme dans beaucoup de villes de Provence, un grand nombre de Nord-Africains travaillent à la récolte des fruits (Cavaillon étant célèbre pour ses fameux melons). L’équipe a eu de nombreuses conversations avec de telles personnes lors de la semaine. Des évangiles en arabe et d’autres livrets ont été distribués.

Le dimanche 20 mars, date du culte « portes ouvertes », Trésor‑David, étudiant en 3e année, a prêché la grâce scandaleuse de Jésus à travers l’histoire du brigand en Luc 23. A la fin du message, deux personnes ont manifesté leur volonté de recevoir le même don gratuit du pardon des péchés.

Une journée-type durant la semaine a comporté les éléments suivants :
– une méditation biblique pour l’équipe suivie d’un temps de prière ;
– du porte-à-porte et des sondages dans les rues environnantes de l’Église pendant lesquels nous avons pu entrer en contact avec des Cavaillonais dans le but de leur annoncer l’Évangile et de les inviter aux événements ;
– un bon repas préparé avec dévouement par l’Église locale.

Ce qui nous a fortement marqués en tant qu’équipe pendant la semaine était l’unité autour de l’Évangile de cette Église multiculturelle, ainsi que son désir de voir la ville fléchir le genou devant notre Seigneur Jésus.

A la fin de la semaine, tout le monde est rentré chez soi fatigué, mais heureux et satisfait d’avoir servi le Seigneur, convaincu que la parole de Dieu ne retourne pas à lui sans avoir réalisé l’objectif pour lequel elle a été envoyée (Es 55,11). Plusieurs personnes devaient être suivies ; prions pour que la suite du travail porte du fruit.

James CLARK

ETTERBEEK

Jésus a dit à ses disciples : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Mt 28.19).

Le désir d’obéir au Maître et de porter plus loin son Évangile a conduit Johnny Pilgrem et une poignée de disciples à renoncer au confort et à la sécurité de leurs Églises d’origine, bien établies, pour se lancer dans un projet pionnier : fonder une nouvelle Église Protestante Évangélique à Etterbeek pour « briller comme des flambeaux, portant la parole de vie » dans cette commune bruxelloise, si pauvre du témoignage de Christ.

Notre équipe a eu le privilège de les accompagner durant la dernière semaine de préparation, jusqu’à leur première réunion publique d’inauguration. Nous avons mené une campagne de prise de contact avec la population d’Etterbeek, et collaboré à plusieurs événements ponctuels.

Chaque jour, la campagne s’est déroulée sous forme d’un sondage habilement conçu en deux séries de questions : la première, très consensuelle pour faciliter l’interpellation du public, avait pour but de mieux connaître la population de la commune, afin de la cibler plus précisément dans les futures actions de l’Église ; la seconde, plus théologique, permettait une fois la discussion entamée et la glace brisée, de faire connaître la nouvelle Église et l’Évangile. Nous avons été particulièrement réjouis par le nombre de très bons contacts : beaucoup ont consenti à nous accorder de longues minutes pour écouter attentivement un exposé complet de l’Évangile en six points —merci Johnny pour la petite formation ;-). La bonne semence a donc été semée !

Les événements ponctuels ont consisté en : un brunch pour les filles, occasion pour Naomi, l’épouse de Johnny, d’annoncer l’Évangile à des amies et voisines ; une conférence très appréciée, apportée par Maxime, sur la pertinence de Dieu aujourd’hui à partir d’Esaïe 55 : elle a suscité des discussions profondes avec plusieurs invités ; une animation autour de Pâques, dans la classe maternelle de Nathanaël, fils cadet de Johnny, avec jeux, sketches, histoire et chant, pour expliquer très clairement la signification de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ —si appréciée que la maîtresse envisage d’en faire la publicité auprès de ses collègues et de renouveler l’expérience l’année prochaine : gloire à Dieu ! N’oublions-pas non plus le coup de main offert au GBU pour sa campagne de distribution de traités ainsi que l’étude biblique préparatoire au message d’évangélisation donné par Johnny le jour de l’inauguration, et auquel de nombreux invités non-chrétiens ont assisté.

Nous sommes très reconnaissants d’avoir eu part dans ce formidable travail : que Dieu y donne d’heureuses suites. Prions pour l’affermissement de Johnny dans son ministère pastoral, la pérennité de la bienveillante communion qui règne au sein de l’équipe pionnière, la conversion de nouveaux disciples, la disposition à long terme d’un local fonctionnel, permettant à l’Église de rayonner dans la commune…

Peut-être que ce projet vous semble fou et démesuré pour ces quelques disciples ? Sachez qu’il le serait, assurément, si Jésus n’avait pas assorti son commandement de cette promesse : « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Mt 28.20). Oui, Jésus est encore avec nous par son Saint-Esprit pour nous assister dans son service. Quelle belle façon d’avoir exprimé leur enracinement dans cette promesse que d’avoir nommé leur communauté Emmanuel‑Etterbeek : que Dieu soit avec eux à Etterbeek !

Sylvestre AMANDIER

LAGNY

8h00. Une dizaine de personnes plus ou moins éveillées s’affairent autour d’une généreuse table ornée des fameuses baguettes parisiennes. On plaisante et se claque une bise ou deux. Nous sommes à l’Église de Lagny‑sur‑Marne, petite ville de la banlieue est de Paris.

9h00. Méditation biblique et bilan de la veille. On échange des anecdotes et des noms de personnes avec qui l’on a pu parler de Dieu. Temps de prière pour elles. Un coup d’oeil est jeté au programme du jour avant d’amorcer notre envol.

10h00. Du marché à la place communale en passant par la gare, nos matinées sont consacrées à la rencontre des habitants des villes où se trouvent les trois églises du réseau d’implantation : Lagny et ses petites soeurs, Chelles et Val d’Europe. Lancées en 2012, ces deux dernières sont aujourd’hui chacune dotées d’un bâtiment et d’environ 80 participants réguliers. Les membres fondateurs se sont formés pour ces projets pendant deux ans au CFRI de Lagny (Centre de Formation Régional d’Implanteur d’église). Leurs histoires témoignent déjà avec l’Ecclésiaste que Dieu « fait toute chose belle en son temps » (3,11). Il s’agira d’ailleurs du chapitre au coeur de la prédication dimanche, lors du culte animé entièrement par l’équipe. Mais pour l’instant…

12h30… c’est l’heure du « déjeuner » ! Les baguettes et le fromage (entre autres) nous accompagnent à nouveau dans cette pause où se rapportent les conversations du matin : des gens intéressés, en colère contre Dieu ou indifférents. Un café, la vaisselle, et c’est reparti…

14h00. De belles occasions pour découvrir de multiples manières d’évangéliser et les talents (in)soupçonnés des camarades : animateur pour enfants ou pensionnés, témoin de l’Evangile devant toute une audience non-croyante, marathonien – distributeur de tracts… Et quand l’agenda le permet : dormeur ou joueur de Scrabble bilingue.

19h00. Les baguettes trônent fidèlement sur la table. Il faut reprendre des forces pour le programme du soir : foot et témoignage avec Sport & Foi ou séance cinéma pour préparer la soirée-phare de samedi : A la Bonne Franquette. Bientôt la 10e édition de cette série de trois soirées repas-débat sur des thèmes de la vie courante. Un concept bien français ? Ça oui, et pour preuve : ça marche ! Cette année, la thématique « C’est la vie » dévoile elle aussi le message de l’Ecclésiaste aux quelques 90 participants composés de membres de l’Église et de leurs invités non-croyants.

22h00. Alors que s’éteignent les lumières de notre QG (Lagny), les rencontres du jour et les leçons apprises reviennent en tête et suscitent reconnaissance et prière dans le secret des coeurs. Le minuteur de la machine à café est programmé pour le lendemain, à l’heure où les baguettes fraîches passeront à nouveau les portes.

Solveig DRET