Aggée 1.1-2.5 – Peuple de Dieu, aie les bonnes priorités et sois fort, car Dieu est avec toi !

Cet article reprend essentiellement le texte de la prédication apportée par Alexandre Manlow, étudiant qui entre en 3e année, à l’Eglise Protestante Baptiste de Tournai le 13 mars 2011.

Introduction

Comme vous le savez probablement, une grande part de notre héritage culturel a été influencée par l’humanisme. Ce courant culturel a vu le jour lors de la Renaissance, aux 15e et 16e siècles. Certaines formes de l’humanisme qui se sont développées sont marquées par un scepticisme par rapport à tout écrit se voulant d’origine divine. En effet, l’homme est placé au- dessus de toute croyance et tout dieu parce que, selon cette vision du monde, l’homme est au centre de l’univers.

En fait, ces concepts de l’humanisme ne datent pas seulement du 16e siècle mais trouvent leur origine dans le monde antique. C’est ainsi que Confucius, philosophe chinois du 6e siècle av. J.-C., a été l’un des premiers philosophes à « exclure … le divin dans sa recherche de l’harmonie sociale »1.

Je ne sais pas pour vous, mais je n’ai pas l’impression que cette pensée ait disparu depuis tout ce temps !

Ne sommes-nous pas entourés d’un monde célébrant la gloire de l’homme ?! Où la beauté est devenue la déesse des panneaux publicitaires et la recherche ultime des jeunes filles et jeunes garçons ? Notre monde ne rejette-t-il pas formellement Dieu par peur que celui-ci étouffe l’homme et l’empêche de s’épanouir ?! Notre société ne se veut-elle pas avant tout pour les droits de l’homme… et des animaux ?! Et si un dieu vient entraver ces droits, de nous les hommes, alors « basta toi et ton dieu » !
En effet, on dit : « dehors, ce dieu qui n’approuve pas les mariages homosexuels ; dehors, toi qui n’approuve pas mon concubinage ; dehors, parce que c’est ce que, moi, je veux ; dehors, parce que c’est moi au centre… et toi, dehors ! »

Et puis ce monde a ce qu’il veut, une vie sans Dieu. Une vie déréglée car non centrée sur son Créateur. Et toutes les conséquences qui vont avec : tant de familles monoparentales où règne la souffrance et tant de familles recomposées. Tant de personnes sans repères (les crises d’adolescence, les crises de la quarantaine, les crises de la cinquantaine…)

Bref, les priorités de ce monde sont renversées : c’est l’individu d’abord, et puis les autres, et puis Dieu… pourvu qu’il soit du même avis que moi !

Avant de lire le passage d’aujourd’hui, voyons si les choses étaient différentes au temps du prophète Aggée.

Le peuple de Juda a commencé à être emmené captif en Babylonie il y a 85 ans (c’est-à-dire en 605 av. J.-C.), et ceci à cause de son péché et de sa désobéissance à la loi de Dieu dans l’ancienne alliance.

En fait, cette punition n’a rien de surprenant parce que Dieu avait bien averti son peuple dans la loi de Moïse (notamment en Deutéronome 28) que s’il désobéissait à cette loi, il allait être arraché du pays promis et emmené captif par un peuple effroyable.

Dieu avait même annoncé à travers le prophète Esaïe qu’il serait exilé à Babylone (cf. Es 39,5-7) !

Et puis, il avait aussi dit par Jérémie que l’exil durerait 70 ans et qu’ensuite, un reste du peuple reviendrait au pays (cf. Jr 25,1-13 et Jr 29,8-142).

C’est ainsi que plusieurs dizaines de milliers de Juifs retournent à Jérusalem 70 ans après l’exil comme Dieu l’avait promis, avec le gouverneur Zorobabel et le grand prêtre Josué à leur tête. Dès leur arrivée, ils reconstruisent l’autel des holocaustes du temple et ses fondations, mais ils font ensuite face à des difficultés avec des peuples voisins (cf. Esd 3,1-3.8-10 ; 4,1-5).

Le temps passe et nous sommes maintenant 18 ans après le retour à Jérusalem…

Lisons la première partie du passage d’aujourd’hui en Aggée (1,1-11) et voyons si les reproches de Dieu à son peuple revenu d’exil sont différents de ceux qu’il nous adresse aujourd’hui.

1. Peuple de Dieu, que tes priorités soient celles de Dieu !

Ce sont des paroles dures, n’est-ce pas ?! Mais qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi Dieu fait-il de tels reproches à son peuple ?

Eh bien, regardez la fin du verset 4 et du verset 9 : la maison de Dieu est en ruine !!

Et pourquoi est-elle en ruine ? Eh bien, parce que le peuple de Dieu se préoccupe plus de ses affaires que des affaires de Dieu ! Le peuple de Dieu a ses priorités mal placées.

Voyez ce qu’il est dit à la fin du verset 9 (c’est Dieu qui parle) : « ma maison … est en ruine, tandis que chacun de vous s’affaire pour sa propre maison ».

Et quelle est la réaction de Dieu face à cela ? Eh bien, relisons le verset 4 : Dieu reproche à son peuple d’avoir de mauvaises priorités ! La maison de Dieu est détruite, et personne ne s’en préoccupe ! Ce n’est pas le temps de reconstruire la maison de Dieu, mais c’est bien le temps de s’installer douillettement dans sa belle petite maison !

On dirait que le peuple de Dieu est un peu humaniste aussi, n’est-ce pas ? Le peuple de Dieu est égoïste : il pense d’abord à son confort, à ses propres maisons avant de penser à la maison de Dieu ! Il a les priorités mal placées !

Mais Dieu l’interpelle : voyez aux versets 5 et 7, Dieu répète deux fois :
« Réfléchissez à votre situation » ; et puis au verset 8, il appelle son peuple à l’honorer en ayant les bonnes priorités, c’est-à-dire en rebâtissant sa maison.

Mais quelle est la conséquence de la négligence de ce peuple qui est sous l’ancienne alliance, sous la loi de Moïse ? Eh bien, on lit aux versets 6 et 9 à 11 que Dieu lui fait subir les malédictions prévues par la loi de Moïse (cf. principalement Lévitique 26 et Deutéronome 28).

Nous avons déjà vu que cette loi prévoyait déjà l’exil en cas de désobéissance, mais le peuple est revenu d’exil.
Et malgré tout, il continue à désobéir en ayant de mauvaises priorités et en négligeant la maison de Dieu !

Et à cause de leur désobéissance, Dieu fait venir sur eux les malédictions suivantes qu’on retrouve en Deutéronome 28 et qui ressemblent étrangement à ce que le peuple est en train de subir en Aggée 1 à cause de sa désobéissance :
« Le Seigneur te frappera de… sécheresse, de rouille et de nielle [maladies des plantes]… Le ciel qui est au-dessus de ta tête sera de bronze, et la terre sera de fer. Le Seigneur enverra pour pluie à ton pays de la poussière et de la poudre… (…) Tu donneras aux champs beaucoup de semences, mais tu ne feras qu’une petite récolte… tu planteras des vignes et tu les cultiveras, mais tu n’en boiras pas le vin… » (Dt 28,22-24.38-39).
On voit que c’est exactement ce que le peuple endure maintenant au retour de l’exil (cf. Ag 1,6.9-11).

Donc, le peuple de Dieu est égoïste (il ne pense qu’à son propre confort) et néglige la maison du grand Dieu puissant qui l’avait délivré d’Egypte et puis de Babylone… Juda a de mauvaises priorités, et il en souffre les conséquences !

Mais nous, mes chers frères et sœurs, sommes-nous coupables du même tort que Juda ? Où sont nos priorités aujourd’hui ?!

Je rends grâce à Dieu de ce que nous ne sommes plus sous l’ancienne alliance. Car, comme il est écrit en Galates 3,10, « [t]ous ceux en effet qui relèvent des œuvres de la loi sont sous la malédiction, car il est écrit : Maudit soit quiconque ne persévère pas en tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, pour le faire ! ».

Et je remercie tant le Seigneur de la bonne nouvelle qu’on peut lire trois versets plus loin, en Galates 3,13 : « Le Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi en devenant malédiction pour nous [c’est-à-dire en prenant la malédiction sur lui] – car il est écrit : Maudit soit quiconque est pendu au bois… ».

Oui, Jésus-Christ est mort sur l’infâme bois et m’a délivré de la loi en subissant la malédiction, en subissant la mort, à ma place, si je me confie en lui ! Et ainsi, je ne dois pas accomplir la loi car il l’a accomplie parfaitement pour moi, si je mets ma foi en lui ! Et comme je ne suis pas sous la loi, je ne subirai pas les malédictions prévues par la loi – grâce à Jésus ! Je ne serai pas maudit comme je le devrais parce que Jésus a été maudit à ma place !

Mais que ferai-je alors ? En profiterai-je pour ne pas avoir les bonnes priorités ?! Malheur à moi si je n’ai pas les bonnes priorités, car, comme il est écrit en Romains 6,11, si Jésus m’a racheté, c’est pour Dieu ! C’est pour que je ne vive plus comme un humaniste égoïste comme avant mais avec Dieu au centre de ma vie… Lui qui m’a tout donné en Jésus ! Oui, si nous vivons, mes frères et sœurs, c’est pour lui !
Alors écoute, peuple de Dieu, ce que Dieu nous dit dans ce passage : réfléchis à ta situation ! Où sont tes priorités ? Quelle est ta préoccupation principale ? Où est ton trésor ; où est ton cœur ? Amasses-tu des trésors sur la terre ou dans les cieux ? De quelles affaires t’occupes-tu ? Des tiennes ou de celles de Dieu ? Recherchons-nous notre propre confort plus que l’agrandissement du Royaume de Dieu ? Avons-nous de bonnes excuses, comme on le lit au verset 2 : « Le temps n’est pas venu, le temps où la maison du Seigneur doit être rebâtie » ?

Comme nous ne sommes pas sous l’ancienne alliance, il est clair que nous ne sommes plus appelés à rebâtir le temple de Dieu à Jérusalem. Maintenant, le temple de Dieu est d’un autre type parce que nous sommes dans une nouvelle ère, dans la nouvelle alliance scellée dans le sang de Jésus !
Lisons Ephésiens 2,19-22 pour voir de quel type est ce nouveau temple. C’est donc l’Eglise qui est la maison de Dieu. Nous sommes, chacun de nous ensemble, le nouveau temple de Dieu ! Alors qu’est-ce que ça veut dire « bâtir le temple de Dieu » aujourd’hui ? Eh bien, ça veut dire bâtir l’Eglise ! Ca veut dire s’édifier, s’encourager les uns les autres par la vérité dans la foi (cf. Ep 4,15).
Ca veut dire partager la bonne nouvelle de Jésus pour que son temple, l’Eglise, s’agrandisse.

La priorité de Dieu est donc que son temple soit bâti ; son désir est que son Eglise soit bâtie ! Donc, peuple de Dieu, Eglise de Christ, temple de Dieu, notre Seigneur te demande maintenant : quel est ton souci premier ? Ta propre vie ou mon Eglise ? Que tes priorités soient celles de Dieu !

Disons-nous chaque semaine : « je suis trop fatigué(e) pour aller à la réunion de prière », ou simplement « je n’ai juste pas envie d’y aller » ? Ou ne réalisons- nous pas l’importance de la prière dans la construction de l’Eglise ?

La solution n’est pas de se mettre à l’œuvre parce que c’est ce que le pasteur attend de moi ou parce que c’est juste quelque chose que je devrais faire du fait d’être chrétien. Non, mais agissons parce qu’il s’agit du désir de Dieu ! Ayons ses priorités à lui !

Voyons-nous la nécessité de partager la bonne nouvelle de Jésus pour que l’Eglise de Dieu s’agrandisse et que beaucoup d’autres soient aussi sauvés, ou avons-nous peur de perdre notre propre réputation et la faveur des gens ?

L’argent qu’on donne à l’Eglise de Jésus pour l’avancement de son royaume est- il dérisoire par rapport à tout ce qu’on garde pour soi, pour le énième aménagement de sa belle petite maison ; pour l’achat d’une nouvelle télé, d’une nouvelle cuisine, d’un nouvel ordinateur, d’une nouvelle voiture (parce que celle qu’on a maintenant a déjà trois ans !), pour une troisième semaine de vacances, … ?

Oui, quelle proportion de nos revenus nous est consacrée et quelle proportion est effectivement utilisée pour Dieu ?

Et puis, comment nous investissons- nous dans l’Eglise ? Cherchons-nous à nous édifier les uns les autres, en priant les uns pour les autres, en rendant visite aux malades, en prenant sur nous-mêmes comme Christ a pris sur lui-même, en pardonnant sans vouloir d’indemnités, en donnant à la sœur ou au frère en difficulté, en prenant des responsabilités à l’école du dimanche, en se portant volontaire pour projeter les paroles des chants,… ?

N’oublions pas que l’édification de l’Eglise, c’est-à-dire de chacun des membres de l’Eglise, est si vaste et qu’il y a tant à faire ! Donc n’hésitons pas à nous mettre à l’œuvre !

Il revient à chacun de nous de s’examiner lui-même à la lumière de ce que Dieu nous dit ici, en Aggée 1.

Mais n’oublions justement pas ce que Dieu nous dit : « Peuple de Dieu, où sont tes priorités ? Il est l’heure d’agir ! ». Ecoutons les paroles de Jésus en Matthieu 6,33 : « Cherchez d’abord le règne de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît ».

Mais on pourrait alors se dire : « c’est bien facile à dire, tout ça, mais pas si facile à faire ! ». Eh bien, je suis d’accord. Ce serait un peu comme demander à un petit enfant tout frêle qui vient d’avoir quatre ans d’abattre un gros obstacle d’un poids démesuré par rapport à lui ! En revanche, si pendant qu’il pousse sur cet obstacle de toutes ses forces, son père pousse en même temps, alors l’obstacle ne pourra pas tenir un seul instant !

Cela nous mène à l’encouragement que Dieu adresse à son peuple dans la suite de ce passage (cf. Ag 1,12—2,5). Ici Dieu dit à son peuple :

2. Peuple de Dieu, prends courage et sois fort, car je suis avec toi !

Nous voyons ici que Dieu ne se limite pas à reprendre son peuple qui a les mauvaises priorités mais qu’il l’encourage d’une manière incroyable !

Ce qu’on peut d’abord remarquer au premier encouragement, c’est l’impact de la parole de Dieu : au verset 12 du chapitre 1, on lit que tout le monde écoute la parole de Dieu (les chefs du peuple, Zorobabel et Josué ; mais aussi le peuple). Et le résultat de cela est que le peuple est saisi de crainte ! Voyez à la fin du verset 12. Je ne crois pas qu’il faudrait comprendre par là qu’ils ont été effrayés par Dieu, mais je crois qu’ils ont plutôt été frappés d’une attitude de profond respect, d’adoration et d’obéissance3!

On voit cela à la fin du verset 14 où on lit qu’« ils vinrent se mettre à l’œuvre dans la maison du Seigneur » ! Ils sont donc convaincus par Dieu, par sa parole ; leurs priorités ont changé ; et ils obéissent à Dieu !

Mais à quoi est dû ce si grand changement ? Comment le petit enfant de Dieu, son peuple, se met-il au travail devant ce gros ouvrage ? Comment pourrions-nous nous mettre à l’œuvre nous-mêmes ? Eh bien, relisons le début du verset 14. Le peuple de Dieu arrive à se mettre au travail grâce à son Père tout-puissant qui éveille son esprit !

Et comment son esprit est-il éveillé ? Relisons encore une fois le verset 13. C’est par l’impact de sa parole que Dieu éveille l’esprit de tout son peuple et de ses chefs qui sont alors capables de se mettre au travail, cette fois avec les bonnes priorités ! Et cette parole, c’est : « JE SUIS AVEC VOUS ! »

Et ces encouragements ne s’arrêtent pas là quand on lit le deuxième encouragement que Dieu adresse à son peuple au chapitre 2, versets 4 et 5.
Au verset 4, Dieu ne cesse d’exhorter son peuple : « Sois fort, Zorobabel … Sois fort, Josué … Sois fort, peuple du pays tout entier ! … Et agissez [ayez les bonnes priorités] ! » Courage… Courage… Courage… et agis !

Et Dieu répète encore à la fin du verset 4 et au verset 5 la même parole qu’on a vue dans l’encouragement précédent. Mais ici, il le dit de trois façons différentes pour qu’ils soient convaincus que Dieu est avec eux :

  1. fin du verset 4 : « car je suis avec vous – déclaration du Seigneur (YHWH) des armées… »
  2. verset 5 : « [je suis] avec la parole que je vous ai donnée quand vous êtes sortis d’Egypte ». En d’autres mots :
    « JE SUIS AVEC VOUS conformément à la promesse qui m’a amené à vous faire sortir d’Egypte »… Et nous savons que Dieu est toujours fidèle à ses promesses !
  3. fin du verset 5: « et mon souffle [ou mon esprit] … se tient au milieu de vous : n’ayez pas peur ! »

Eh bien, je me demande s’il pourrait exister des paroles plus encourageantes que ça !

Et je crois que nous pouvons prendre ces paroles pour nous dans notre tâche d’édifier l’Eglise et d’agrandir le Royaume de Dieu parce que Jésus, qui est Dieu, nous le dit en Matthieu 28,19-20 : « Allez, faites des gens de toutes les nations des disciples [c’est-à- dire agrandissez le Royaume de Dieu], baptisez-les pour le nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint, et enseignez-leur à garder tout ce que je vous ai commandé [c’est-à-dire édifiez vous les uns les autres] ». Et puis au verset 20, on a le même encouragement qu’on trouve en Aggée : « Quant à moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde »4… « JE SUIS AVEC VOUS », nous dit Jésus !

Oui, Jésus est avec nous quand on partage la bonne nouvelle, quand on risque de perdre sa place au boulot parce qu’on veut rester intègre pour honorer Dieu et être des témoins fidèles, des lumières là où nous
sommes ! Jésus est avec nous quand nos amis ou les membres de notre famille se moquent de nous parce qu’on partage l’espérance qu’on a en Jésus. Jésus est avec nous !

Et Dieu est avec nous lorsqu’on va visiter un frère ou une sœur qui est malade et qu’on veut l’encourager et le/la réconforter ; Dieu est avec nous lorsqu’on prépare l’école du dimanche ; Dieu est avec nous quand on a du mal à se lever le dimanche matin pour aller à l’Eglise après une dure semaine pour s’édifier par la parole et par la communion fraternelle. Dieu est avec nous et il se plaît à construire son Eglise en répondant à nos prières que nous lui adressons aux réunions de prière. Et Dieu est avec nous quand on se réunit pour s’édifier, pour édifier son temple, lors des études bibliques. Dieu est avec nous maintenant, et il nous encourage par sa parole pour éveiller notre esprit !

En Ephésiens 6, Dieu nous appelle à nous revêtir de son armure pour le combat contre les manœuvres du diable et pour lutter contre les autorités, les pouvoirs des ténèbres et les principats. Et au verset 10, nous sommes encouragés à nous fortifier dans le Seigneur. Il est écrit : « Au reste, soyez puissants [soyez forts] dans le Seigneur, par sa force souveraine ».

Dieu nous dit comme dans ce passage en Aggée : SOYEZ FORTS, SOYEZ COURAGEUX ! Trouvons donc notre force en Jésus-Christ !

Et nous n’avons rien à craindre, car, comme il est écrit en Romains 8,37-39 : « rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Jésus-Christ, notre Seigneur, ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les principats, ni le présent, ni l’avenir, ni les puissances, ni ce qui est en haut, ni ce qui est en bas, ni aucune autre créature ! »

Et qu’y a-t-il de plus rassurant que ce que nous pouvons lire en Matthieu 16,18 : c’est Jésus lui-même qui édifie son Eglise, et la mort ne pourra RIEN contre elle !

Oui, c’est Jésus qui construit son Eglise à travers nous, et il nous appelle à être forts, à prendre courage et à agir en ayant les bonnes priorités, car IL EST AVEC NOUS 1 Dieu est fidèle à ses promesses ! Et son Esprit est au milieu de nous et en nous !

Conclusion

Cet encouragement ne s’arrête pas là, car, comme nous le lisons dans la suite de cette prophétie, il y a encore un glorieux et éclatant encouragement qui arrive5!

Mais peuple de Dieu, entends la parole du Seigneur aujourd’hui ! Réfléchis à ta situation… réfléchis à la situation de l’Eglise de Dieu. Considère tes priorités en ton âme et conscience, et choisis les bonnes priorités ! Détourne-toi de ton égo et agis pour le Royaume de Dieu en y investissant ton temps, tes prières, ton argent, bref tout ton être et tout ce que tu as ! Et, peuple de Dieu, sois fort ! Eglise de Christ, sois courageuse ! Oh, peuple racheté par le sang de Jésus, N’AIE PAS PEUR, car Dieu est avec toi pour édifier son Eglise et pour agir pour son Royaume ! Que Dieu éveille notre esprit !

Note de l’auteur : mon désir de prêcher ce livre à l’Eglise de Tournai est né des encouragements que j’ai eus lors de l’écoute de plusieurs prédications durant la série de cours de Laboratoire de prédication sur le livre d’Aggée à l’IBB (notamment à la suite de l’encouragement que j’ai retiré de la prédication de Gregory Zieleniec), et vu la pertinence de ce livre pour l’Eglise aujourd’hui. A titre bibliographique, je cite Francis BAILET, Connaissez-vous les petits prophètes ?, Nice, La Rencontre, 1990, 135 p., ainsi que les notes des cours sur les Prophètes Postérieurs apportés à l’IBB (automne 2010).

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  1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Humanisme
  2. Etant donné l’habitude de citer Jérémie 29,11 pour encourager les frères et sœurs (et même parfois les non-croyants lors de l’évangélisation), je trouve important de souligner le contexte dans lequel est annoncé ce verset. Nous comprenons que celui-ci vient à la suite du verset 10 qui annonce qu’après les 70 années d’exil, Dieu interviendra pour son peuple et réalisera sa parole en le ramenant dans son pays. C’est dans ce contexte que les plans que Dieu prépare pour son peuple en exil (donc il y a 2600 ans environ) sont « non des plans de malheur, mais des plans de paix, pour [leur] donner un avenir et un espoir ». Nous considérons donc malencontreux de citer ce verset pour déclarer une bénédiction biblique par rapport à la vie des croyants d’aujourd’hui. Il serait plus approprié de citer à cet égard des versets s’appliquant clairement à nous (p. ex., Ep 1,3ss).
  3. Cf. l’index pour le mot « crainte » dans la NBS, Edition d’étude, Villiers-le-Bel, Société biblique française, 2002, p. 1702.
  4. Italiques ajoutées.
  5. Le sujet d’un autre message apporté à la même Eglise.