Et quand le ministère est glorieux…

La prédication suivante a été apportée par notre professeur de théologie pratique, Paul EVERY, le 10 janvier 2014, à l’occasion d’une journée de formation pour les étudiants en 4e année et les récents diplômés.

INTRODUCTION

Pendant vos années à l’Institut nous vous avons appris que le ministère de la parole est une lutte ; la prière est une lutte ; la vie chrétienne est une lutte. En outre, vous commencez maintenant à connaître les états d’âme du pasteur : la crainte, les moments de déprime, la routine, la joie et la frustration…

Néanmoins, parfois le ministère est glorieux. Je pense à ces compliments que vous recevrez : « Je suis tellement content qu’il y ait maintenant un pasteur à l’Eglise ! », « C’est magnifique de voir des jeunes qui s’engagent », « Ton message m’a vraiment parlé ce matin », « Tu es le meilleur prédicateur que j’ai entendu ! »

Il n’y a pas que les compliments.
Il y aura aussi des fruits tangibles à votre ministère, et vous savez que vous avez aussi des dons spirituels, et que vous avez suivi une formation que d’autres n’ont pas eue.

Comment réagissons-nous à cette gloire dans le ministère ? Préparés pour la lutte, nous ne sommes peut-être pas du tout prêts pour vivre dans l’honneur !

J’aimerais évoquer avec vous trois éléments essentiels du ministère pastoral, afin que nous puissions les intégrer dans nos réactions.

Et sache que même si ce n’est pas la gloire pour toi en ce moment, ces avertissements sont bons pour toi aussi. Et les encouragements te feront du bien parce que si ton ministère est proche de l’essentiel, il sera un succès aux yeux de Dieu – et c’est beaucoup plus important qu’être un succès aux yeux des autres.

Jacques 1,18 et 21 :

Conformément à sa volonté, il nous
a donné la vie par la parole de vérité afin que nous soyons en quelque sorte les premières de ses créatures.

C’est pourquoi, rejetez toute souillure
et tout débordement dû à la méchanceté, et accueillez avec douceur la parole qui
a été plantée en vous et qui peut sauver votre âme.

2 Timothée 3,15-4,2 :

Depuis ton enfance, tu connais les Saintes Ecritures qui peuvent te rendre sage en vue du salut par la foi en Jésus-Christ. 16 Toute l’Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, 17afin que l’homme de Dieu soit formé et équipé pour toute œuvre bonne. 4 Je t’en supplie, devant Dieu et devant Jésus-Christ qui doit juger les vivants et les morts au moment de
sa venue et de son règne : 2 prêche la parole, insiste en toute occasion, qu’elle soit favorable ou non, réfute, reprends et encourage. Fais tout cela avec une pleine patience et un entier souci d’instruire.

1er ÉLÉMENT : LA PAROLE DE DIEU

Les Ecritures sont « saintes » (2 Tm 3,15) ; elles sont pures, comme Dieu qui est
à leur origine ; elles sont mises à part ; elles sont toutes différentes d’autres écrits. Qu’est-ce qui les met à part ?
Elles sont la parole de vérité, nous dit Jacques. Plus encore, elles peuvent rendre sage en vue du salut, ajoute Paul, ou, selon Jacques, la parole peut sauver notre âme ! La parole de Dieu est une parole qui sauve, une parole qui donne la vie.

La parole est aussi « inspirée » et « utile ». Parce qu’elle est inspirée, venant du souffle de Dieu, elle est utile pour enseigner et pour instruire. L’alternative ne vaut pas le temps et l’effort ! (La seconde épître à Timothée évoque des alternatives telles que : des bavardages profanes, 2,16 ; le détournement par rapport à la vérité, 2,18 ; les spéculations folles, 2,23 ; les fables, 4,4).

La première leçon est que la prédication biblique doit rester centrale dans votre travail. Vous devez y accorder du temps, dans la prière, mais aussi en étudiant, en approfondissant, en revérifiant les données. C’est le travail ardu et solitaire qui doit avoir lieu pour qu’un ministère pastoral ait de la valeur. Ne prêche pas des anecdotes ou des idées inventées ou tes théories personnelles ; prêche la parole !

Ce texte nous appelle aussi à continuer à prêcher. Quelques-uns disent : « Ecouter un monologue pendant une demi-heure, ça ne va plus. Parce que la culture n’y est plus habituée, la prédication doit changer. »
Au contraire, la prédication reste : c’est la culture qui doit changer. Même si c’était le seul espace culturel où l’on s’attendrait à écouter un discours sans interruption pendant une demi-heure, c’est justement parce que la matière est unique qu’il faut que notre attente soit tout à fait différente ; que les membres ne viennent pas à l’Eglise pour entendre des histoires, pour participer à une conversation, pour rire, pour regarder un spectacle ; qu’ils viennent à l’Eglise pour entendre et méditer la parole inspirée de Dieu !

Nous devons donc nous présenter comme des ambassadeurs, des hérauts avec un message à proclamer.

1 Corinthiens 4,1-2 :

Ainsi donc, qu’on nous considère comme des serviteurs de Christ et des administrateurs (NBS : intendants) des mystères de Dieu. 2 Du reste, ce qu’on demande des administrateurs, c’est qu’ils soient trouvés fidèles.

Le mot fidèle (employé 67 fois dans le Nouveau Testament) traduit l’idée d’être fiable, digne de confiance. C’est ce que le prédicateur doit être.

2 Timothée 1,13-14 :

Prends pour modèle les saines paroles que tu as entendues de moi, dans la foi et l’amour qui sont en Jésus-Christ.14Grâce au Saint-Esprit qui habite en nous, garde le beau dépôt qui t’a été confié.

Il est question d’être fidèles à ce message, à ces paroles, à ce dépôt que Dieu nous a confié. Vous n’avez pas la liberté d’inventer un message ; un prédicateur ne devrait que transmettre ce que Dieu a dit. Ce n’est pas notre message ; c’est la parole de Dieu. Attention à ne pas nous présenter comme étant à l’origine de cette parole (en disant, par exemple : « mon message ce matin… ce que je me suis dit… »).

N’ayons pas une fierté déplacée. Je me souviens encore d’un garçon dans ma promotion à l’école qui était passé dans autre salle de classe pour transmettre un message de la part d’un professeur à l’intention d’un autre. Après s’être acquitté de sa tâche, il s’est montré fier et a fait le malin. Il n’avait pas de raison d’être fier – car ce n’était pas lui qui avait inventé ce message, et il n’avait fait que le transmettre !

La parole que nous annonçons est une parole qui dévoile les cœurs et les perce, mais cet effet ne vient pas de nous. Nous sommes toujours contents d’entendre quelqu’un dire : « Vous avez prêché ça pour moi. » En réalité, s’il est vrai que nous pensons préalablement à comment tel message ferait du bien à telle sœur ou serait difficile à entendre pour tel frère, en l’occurrence, ce sont souvent d’autres personnes qui sont touchées !

Quand quelqu’un vous dira : « Ah, tes mots m’ont fait beaucoup de bien » ou « ton message m’a remis en question », soyons prêts à répondre : « Non : le Seigneur vous a parlé. » Car c’est sa parole que nous devons annoncer fidèlement en prêchant.

2 Corinthiens 2,17 :

Nous ne falsifions pas la parole de Dieu, comme le font les autres, mais c’est avec pureté, c’est de la part de Dieu, en Christ et d’avant Dieu que nous parlons.

2e ÉLÉMENT : LA PUISSANCE DE L’ESPRIT

1 Thessaloniciens 1,4-5 :

Nous savons, frères et sœurs aimés de Dieu, qu’il vous a choisis 5 parce que notre Evangile ne vous a pas été prêché en paroles seulement, mais avec puissance, avec l’Esprit saint et avec une pleine conviction.

Quelque chose de glorieux s’était passé chez Paul et chez les Thessaloniciens. Dans un très court laps de temps, il a pu prêcher l’Evangile, et Paul a reçu de la part de Dieu les mots pour l’exprimer et la conviction donnée par l’Esprit que c’était vrai.

Chez eux, la parole était venue avec puissance, par le Saint-Esprit, si bien qu’ils avaient accueilli cette parole avec la joie du Saint-Esprit, s’engageant à évangéliser malgré les souffrances.

Les résultats ne sont pas toujours les mêmes, mais l’essentiel est ceci : l’Esprit est à l’œuvre. Parce que l’Esprit est Dieu, il est tout-puissant, il transforme les vies ; parce qu’il est esprit, il peut opérer en secret dans les cœurs inaccessibles.

2 Corinthiens 3,1-6 :

Commençons-nous de nouveau à nous recommander nous-mêmes ? Ou avons-nous besoin, comme certains, de lettres de recommandation pour vous, ou alors de votre part ? 2 C’est vous qui êtes notre lettre, écrite dans notre cœur, connue et lue de tous les hommes.
3 Il est clair que vous êtes une lettre de Christ écrite par notre ministère, non avec de l’encre mais avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre mais sur des tables de chair, sur les cœurs.
4 Telle est l’assurance que nous avons par Christ auprès de Dieu. 5 Je ne dis pas que nous soyons capables, par nous-mêmes, de concevoir quelque chose comme si cela venait de nous. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu. 6 Il nous a aussi rendus capables d’être serviteurs d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprit ; car la lettre tue, mais l’Esprit fait vivre.

L’apôtre Paul vient juste d’expliquer comment il fonctionne, annonçant un message qui est peu populaire pour certains, mais très populaire pour d’autres ; puis il mentionne le rôle de l’Esprit. Le ministère de Paul porte du fruit. Les Corinthiens en sont la preuve en chair et en os, « une lettre de Christ écrite par notre ministère » (v. 3). Il peut même dire que cela lui donne une certaine « assurance » devant Dieu (v. 4).

Mais dans ce cas de figure glorieux, qu’est-ce qui empêche l’apôtre de devenir enflé d’orgueil, de faire sa propre campagne publicitaire, de se mettre en avant ?

C’est que Paul reconnaît l’œuvre de l’Esprit : pour l’Eglise « vous êtes une lettre de Christ écrite … avec l’Esprit du Dieu vivant » (v. 3). Le Saint-Esprit régénère, sanctifie, transforme l’Eglise. Et l’Esprit agit pour nous, les serviteurs, en nous rendant capables (v. 5) : notre capacité vient de Dieu.

Dans le fait que nous sommes limités

C’est un grand encouragement pour nous. Nous sommes tellement conscients de nos propres limites : la dame non-convertie qui vient et qui écoute l’Evangile mais ne le comprend pas ; le couple qui ne se réconcilie pas ; le malade qui ne peut pas sortir de chez lui et qui est toujours découragé…
Je ne peux pas changer ces situations !

Ou encore, quand j’ai une prédication à préparer, et je ne comprends toujours pas le texte, je ne vois toujours pas un découpage utile… Je ne peux pas y arriver ! J’aurais presque envie de dire, « Je suis un incapable » !

Et, à ce moment-là, Jésus vient souffler tout bas : « Oui, tu es un incapable. » Il l’a dit à ses disciples : « Sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jn 15,5) ; il n’a pas dit que Pierre avait quand même des capacités de leadership, Jean un caractère emprunt d’amour, Matthieu la capacité d’écrire un évangile… !

Pourtant, juste avant, il a déclaré : « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit. »

Selon 2 Corinthiens 3, notre capacité vient de Dieu. Incapables, nous le sommes, mais Dieu nous aide puissamment par son Esprit qui est illimité – cette lumière en nous qui sommes des vases de terre « afin que cette puissance extraordinaire soit attribuée à Dieu, et non à nous » (2 Co 4,7).

Quand tu diras, « Ah, Seigneur, je ne peux rien faire ! », ce qu’il voudra te communiquer, c’est, « Compte sur moi ». Il faut revenir, dans la prière, devant notre Dieu, encore pour cette prédication, encore pour cette étude, encore pour ce non-chrétien.

Dans les moments où le ministère porte du fruit

Nous devons nous souvenir du Saint-Esprit aussi au moment où notre ministère est fructueux. Quand Dieu fait quelque chose de tout à fait formidable ; la dame écoute un CD que quelqu’un lui a prêté ; le couple rencontre un ancien et se remet à parler ; le malade lit un livre et se sent encouragé. Cela m’est arrivé de lire quelques versets avec une dame très malade, ou de prier pour une mère qui s’inquiétait pour sa fille… Et puis Dieu fait que cette dame malade tienne bon dans sa foi, que l’ado qui fuguait rentre à la maison.

A ce moment-là, devons-nous dire : « Qu’est-ce que mon ministère est efficace, quand même ! » ?

Nous devrions penser, « Dieu est grand : il est formidable ». A ces moments-là, nous avons un aperçu de ce que l’Esprit omnipotent est capable de faire – et fait par notre ministère de la parole. Puissamment, il édifie, il sauve, il sanctifie. Restons humbles !

Ainsi, quand quelqu’un viendra vous dire : « Ah, depuis que tu es là, l’Eglise grandit », soyez prêts à répondre : « Non : l’Esprit a œuvré »

3e ÉLÉMENT : LA GLOIRE DE CHRIST

Vous comprendrez immédiatement ce troisième élément comme la suite  logique des deux autres. Si je prêche sa parole et si j’œuvre par sa force, il est logique que ce soit lui qui reçoive la gloire – et non pas nous !

Mais il faut avouer que cette gloire de Christ demeure plus facilement dans nos chants et nos affirmations que dans notre cœur.

Souvent à l’Institut on demande aux étudiants pourquoi ils sont venus à l’IBB,  et c’est presque toujours la même réponse : « Pour approfondir ma connaissance de la parole de Dieu. » Magnifique objectif, en effet. Mais pour quoi faire ? Pourquoi voudrais-tu bien connaître la parole de Dieu ?
• pour impressionner les autres ?
• pour ne plus avoir l’air idiot dans ta famille ?
• pour avoir des réponses quand tu es en dispute avec un frère à l’Eglise ?
• pour être justifié ou promu parce que tu sais des choses ?

A quoi sert la maîtrise de la parole de Dieu ? Elle sert à ce que Christ soit connu et glorifié dans le monde. Jésus est extrêmement glorieux.
Il a reçu la gloire à son baptême, à sa transfiguration, à sa mort (« l’heure où le Fils de l’homme va être élevé dans sa gloire » [Jn 12,23]), à son ascension.

Et sa prière pour nous est celle-ci :

Jean 17,24

Père, je veux que là où je suis ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi afin qu’ils contemplent ma gloire, la gloire que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la création du monde.

Notre avenir consiste à contempler et à chanter la gloire de Jésus.

Voilà pourquoi nous devons viser à le glorifier dès maintenant, dans notre ministère, en prêchant. Nous devons décrire Jésus-Christ comme crucifié (Ga 3,1), le dépeindre avec des mots pendant la prédication.

Pour qui ? Pour son épouse ! Jésus aime l’Eglise, et figurez-vous que l’Eglise aime Jésus. L’Eglise aime quand vous parlez de Jésus parce qu’elle l’aime.

Donc arrêtez de vous mettre dans le chemin ! Ne soyez pas l’intrus (cf. l’image !)

Comme le dit Jean-Baptiste :

Jean 3,27-30 :

Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel. 28 Vous-mêmes m’êtes témoins que j’ai dit : ‘Moi, je ne suis pas le Messie, mais j’ai été envoyé devant lui.’ 29 Celui qui a la mariée, c’est le marié, mais l’ami du marié, qui se tient là et qui l’entend, éprouve une grande joie à cause de la voix du marié. Ainsi donc, cette joie qui est la mienne est parfaite. 30 Il faut qu’il grandisse et que moi, je diminue.

Tu dois prêcher, et puis te retirer. Tu dois t’effacer.

Dieu se moque de ma gloire. Il n’est pas entré en alliance avec moi pour élever mon nom. Il m’accorde sa faveur, certes ; il me justifie, il m’élève, il me rend capable – mais c’est pour Sa gloire. Dieu sait bien quand nous faisons quelque chose pour notre gloire. (C’est souvent à ce moment-là que ça tourne mal, d’ailleurs).

Un aumônier de prison avait fini sa présentation auprès de quelques prisonniers. Un des détenus s’approcha de lui pour lui parler. « J’ai été fort frappé par votre présentation, ça a tout de suite saisi mon attention. »
« Ah ? Quelle partie ? », lui demande l’aumônier, pensant sans doute à tel paragraphe émouvant ou à ses phrases bien tournées. « C’était les premiers mots », répond le prisonnier. « Vous avez écrit ‘Exode 20’. Quand j’ai été attrapé par la police, l’opération policière s’appelait ‘Opération Exode’… »

Que ce soit dans nos titres, dans notre style, dans nos activités, nous courons toujours le risque de rechercher un peu notre gloire. Ou dans nos conversations,  un peu gonfler les chiffres, exagérer l’impact de notre ministère…
Nous devons éviter cela !

Dans les prédications, évitons de nous mettre en avant. Nous pouvons parler de notre propre vie ou de nos expériences, mais faisons attention à ne pas nous élever subtilement par nos illustrations. Nous voudrions atteindre le stade où les auditeurs se disent, « Le pasteur ? Il est comme nous ; mais Jésus est tout à fait différent  – il est hors pair. »

CONCLUSION

Quand le ministère va mal

Quand on considère que notre ministère va mal, ou est peu glorieux, c’est peut-être que ce ministère ne nous apporte pas beaucoup de gloire.
Mais si ce que j’annonce est la parole de Dieu, je ne dois pas avoir honte.
Si ce que tu fais – même si c’est modeste ou peu reconnu, même si c’est dans l’ombre ou dans le secret –, si tu le fais dans la puissance du Saint Esprit, ne sois pas gêné : ce n’est pas en vain. Et même si c’est peu glorieux et que les autres pensent que tu es un naïf qui perd ton temps avec des gens inconnus dans un bled paumé, si Christ est glorifié, ça vaut vraiment la peine. Que Christ donc, soit glorifié dans tes paroles et dans ta vie et dans l’Eglise où tu es placé.

Pourquoi Jésus est-il digne de gloire ? Parce qu’il a versé son sang. Vous n’avez pas souffert jusqu’à verser votre sang pour Christ. Mais voici ce que chantent les êtres vivants à Christ :

Apocalypse 5,9

Tu es digne de recevoir le livre et d’en ouvrir les sceaux, car tu as été immolé
et tu as acheté pour Dieu, par ton sang, des gens de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation.

Quand le ministère va bien

Et quand vous vivez des moments de gloire, quand plusieurs disent,
« Tu es super, c’est toi le pasteur qu’il nous faut, tu as vraiment sauvé cette Eglise », soyez prêts à répondre :

« Non : que Christ soit glorifié. C’est son Eglise, sa parole, sa puissance, sa gloire. »

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