Le caractère pratique de la théologie – Editorial Maillon Printemps 2018

L’un des malentendus, voire mensonges que l’on rencontre parfois en milieu évangélique, c’est que les études théologiques sont hostiles à la piété personnelle et à la mise en pratique de la foi. Nous constatons avec plaisir que les membres de la communauté de l’Institut sont en général loin d’embrasser ce malentendu.
Il est, certes, possible d’étudier les Ecritures et de passer à côté de l’essentiel (cf. Jn 3,10 ; 5,39) ; dans notre contexte, il s’agirait d’adopter une attitude tronquée et pervertie vis-à-vis du cursus, en ne s’intéressant, par exemple, qu’au vocabulaire grec ou qu’à un diplôme comme une fin en soi.

Mais la norme – en perspective biblique (p. ex., Rm 12,1ss ; Ph 1,9-11 ; Col 1,9-13 ; Tt 1,1-3) comme dans le vécu des étudiants et des anciens de l’Institut –, c’est que l’Evangile, objet de l’étude scripturaire, est le moteur de la croissance dans la maturité spirituelle ainsi que du ministère de la parole. Cet Evangile concerne Jésus-Christ, celui que nous adorons, et est l’objet de notre proclamation – l’unique message qui sauve et qui sanctifie. Il tombe donc sous le sens que l’étude de la parole doit être conjuguée avec la piété et le ministère.

Autrement dit, le troisième principe de fonctionnement (cf. notre vision) doit rester en association étroite avec le quatrième et le cinquième.

Si ces propos paraissaient abstraits et théoriques, il suffirait de lire ce numéro du Maillon.

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