Sommes-nous reconnaissants pour l’œuvre du Saint-Esprit ?

Cet article a été publié dans Nouveau catéchisme pour la cité, 52 méditations pour s’attacher aux vérités de Dieu, Marpent, BLF/Evangile 21, 2018, p. 168-169.  C’est avec permission que nous reproduisons le texte.

 

L’Esprit Saint est caractérisé par l’effacement : il glorifie Jésus-Christ (Jn 16,14), mais il n’attire pas l’attention sur lui-même. Il n’en reste pas moins qu’il nous convient de prendre connaissance de son action gracieuse en nous croyants – et d’exprimer notre reconnaissance pour cette œuvre.

Et quelle œuvre !  Qui nous permet d’être conscients de quelque réalité que ce soit dans le domaine spirituel, sinon le Saint-Esprit qui nous a ouvert le cœur au départ, et qui continue à nous convaincre de notre péché et à illuminer les yeux de notre cœur (Ac 16,14 ; Jn 16,8-11 ; 1 Co 2,2-16 ; Ep 1,18) ?  Qui nous permet d’être en Christ, au bénéfice de son œuvre sur la croix, sinon le Saint-Esprit (1 Co 6,17 ; 1 Co 12,13) ?  Qui nous permet de connaître le statut privilégié d’enfants adoptifs du Dieu de l’univers, de mis à part en tant que sa possession et membres du peuple de Jésus-Christ, sinon le Saint-Esprit (Rm 8,14-16 ; 1 Co 6,11) ?  Qui permet la présence en nous de Dieu le Père et de Dieu le Fils, sinon le Saint-Esprit (Jn 14,23 ; Rm 5,5) ?  Qui nous permet de prier le Père en Christ dans le cadre d’une relation intime, sinon le Saint-Esprit (Rm 8,15-16 ; Rm 8,26 ; Ga 4,6 ; Ep 2,18) ? Qui nous permet de mettre à mort le péché dans notre vie, de faire preuve de courage dans l’évangélisation, de désirer servir les autres et promouvoir la gloire de Dieu au moyen de nos dons, sinon le Saint-Esprit agissant de concert avec le Père et le Fils (Rm 8,13 ; Ga 5,22-24 ; Ac 4,31 ; 2 Tm 1,7 ; 1 Co 12 ; 2 Co 3,17-18) ?  Qui constitue les arrhes – la garantie – de notre héritage glorieux, sinon le Saint-Esprit (Ep 1,13-14 ; Ep 4,30 ; 2 Co 1,22 ; 2 Co 5,5) ?

Et si nous étions privés de tout cela ?  Nouveauté de naissance, de convictions, de statut, d’identité, de relation, de présence, de puissance, de destin…  Le Saint-Esprit n’agit pas seul mais remplit un rôle-charnière dans tous ces domaines…  Quelle grâce !  N’avons-nous pas envie d’exprimer notre reconnaissance ?  Si oui, faisons monter au Père des actions de grâce… mais pas seulement. Engageons-nous également dans le combat pour lequel l’Esprit nous rend capables.  N’attristons pas l’Esprit (Ep 4,30).  Laissons-nous conduire par lui (Rm 8,14).  Cédons à son influence (Ep 5,18).  Prenons son épée, la Parole, priant constamment par lui (Ep 6,17-18). Le combat est rude, mais glorieux. Il est aussi temporaire : si nous soupirons par l’Esprit maintenant (cf. Rm 8,23), un jour le combat cessera. Et, entre-temps, chaque fois que nous remportons la victoire contre l’ennemi, c’est grâce à l’action ô combien précieuse du Saint-Esprit en nous.

Prière

Notre Dieu, notre Père, combien nous te remercions pour l’action du Saint-Esprit qui nous a rattachés au Christ et pour le privilège d’avoir été adoptés en tant que tes enfants.  Mais nous savons que le péché continue de nous coller à la peau.  C’est pourquoi nous te supplions de nous donner, jour après jour, de nous laisser conduire par ton Esprit.  Rends-nous davantage conformes à l’image de ton Fils jusqu’au dernier jour pour lequel l’Esprit nous a scellés.  C’est ce que nous te demandons au nom de Jésus, Amen.

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