Que deviennent-ils ? Quelques années plus tard … Thomas

Thomas GERONAZZO a rejoint l’Institut en 2008, peu de temps avant l’arrivée de Rosie (voir l’éditorial) qu’il a épousée en 2011. Après une année de stage au poste de la Mission Evangélique Belge à Binche, il a passé trois ans en tant que pasteur adjoint à Herstal (dans une Eglise qui appartient à la même Mission). Depuis l’été 2015 il assume le rôle de pasteur de cette communauté. La rédaction lui pose un certain nombre de questions destinées à permettre aux lecteurs de mieux comprendre son contexte de ministère et de prier pour lui…

Le Maillon : Quel est le profil de l’Église ?

Thomas : Notre Église est une communauté dynamique et chaleureuse, d’une quarantaine d’adultes et d’une vingtaine d’enfants. Notre communauté n’est pas bien grande mais vous pourriez y trouver des personnes de tous horizons sociaux et culturels : des étudiants, de jeunes familles actives, des personnes, dirons-nous, « plus mûres » mais tout aussi actives – et ce dans la vie en général comme dans l’Église. Cette diversité de personnes et cet esprit de service et d’engagement est une richesse et une bénédiction.

Quelles sont les priorités (les grands axes) de ton ministère ?

La priorité est d’encourager, d’édifier et d’affermir chacun dans la foi et l’espérance en Jesus-Christ afin que notre Église soit caractérisée par une vie pieuse qui glorifie notre Seigneur. Pour arriver à cela, mon attention et mes efforts se portent principalement sur l’enseignement de la Bible – et ce à travers les prédications, les études bibliques, les réunions du groupe de jeunes et les parcours découverte. Partager l’espoir et la foi dans la commune est aussi une priorité. C’est pourquoi nous organisons en été une semaine d’activités pour les enfants dans deux cités sociales, le matin dans l’une et l’après-midi dans l’autre. Au programme : animations, jeux et partage biblique. En hiver, nous organisons un petit déjeuner de Noël, événement qui, contrairement à ce que son nom indique, n’est pas petit, car pour l’occasion le nombre de personnes présentes triple (en 2014 nous étions 170). Nous saisissons l’occasion pour aborder le vrai sens de Noël à travers un message, quelques chants et un spectacle concocté par les enfants et leurs monitrices d’école du dimanche.

Pourrais-tu évoquer quelques encouragements (sujets de reconnaissance) ?

L’engagement d’un bon nombre de personnes dans l’Église, que ce soit les monitrices de l’école du dimanche, les personnes qui s’investissent pour présider le culte et/ou pour prêcher, les musiciens, les responsable des jeunes, les jeunes … Il est vraiment encourageant et agréable de voir que la communauté est, dans sa majorité, enthousiaste d’oeuvrer pour la gloire de notre Dieu.

Pourrais-tu évoquer quelques défis (sujets de prière) ?

Herstal est peuplé par pas loin de 40 000 personnes : la moisson est grande. Il y a beaucoup de personnes qui n’ont jamais entendu parler de l’Evangile. Cela est un vrai défi. L’autre défi, et pas des moindres, est l’enseignement – élément indispensable pour la croissance spirituelle de tout chrétien. C’est là une lourde responsabilité pour laquelle j’aurais à rendre des comptes. Enseigner la parole demande beaucoup de préparation intellectuelle mais aussi spirituelle. C’est pour moi un défi à chaque préparation : face à l’ampleur de la tâche, j’ai tendance à relever mes manches, prier rapidement et sauter sur mon clavier. Pour nourrir spirituellement mes auditeurs, mes prédications ont besoin d’être le fruit d’une étude sérieuse du texte et d’être modelées et aiguisées dans la prière.