Un ministère de la Parole pour tous : pourquoi et comment ?

INTRODUCTION : VOUS ÊTES CONCERNÉ !

Quelle est votre première réaction en lisant le titre de cet article ? Si vous n’êtes ni pasteur ni ancien, peut-être pensez-vous que cela ne vous concerne pas vraiment : vous pensez « zapper » ces pages, en espérant que le prochain numéro du Maillon sera plus inspirant. Si vous êtes pasteur ou ancien, peut-être réagissez-vous en vous disant : « Avec un ministère aussi chargé que le mien, il vaut mieux laisser la lecture de cet article aux autres ! » Quel que soit votre cas, permettez-moi de vous dire qu’au contraire, cet article vous est bien adressé : à vous chrétien, puisque vous avez un ministère de la parole de Dieu, indépendamment de votre statut dans la vie et dans l’Eglise, et à vous pasteur déjà débordé, car, si vous parvenez à outiller d’autres personnes pour « l’oeuvre du ministère » au sein de votre Eglise, votre fardeau s’en trouvera allégé ! Mon plaidoyer est simple : chaque disciple de Jésus-Christ est un serviteur du Christ et, en tant que tel, exerce un ministère de la parole de Dieu. Il ne s’agit pas ici de vous faire découvrir une nouvelle méthode ou stratégie qui « marche » mais plutôt de vous aider à vous interroger sur votre propre croissance en tant que disciple et sur la manière de faire d’autres disciples, à l’instar du Christ et en conformité avec ses injonctions.

PREMIERE PARTIE : UN MINISTÈRE DE LA PAROLE POUR TOUS – POURQUOI ?

1 Réserver le ministère de la parole au pasteur ou favoriser le sacerdoce universel ?

Le modèle de ministère chrétien dont nous avons hérité est essentiellement « sacerdotal » : « l’homme de Dieu » est mis à part pour servir le Seigneur et instruire le peuple de Dieu (l’Eglise). Ce peuple se rassemble le dimanche pour recevoir l’enseignement, et son rôle se limite à l’obéissance au Seigneur pendant le reste de la semaine. Sans tomber dans la caricature, c’est en quelque sorte la version protestante du modèle catholique selon lequel le prêtre représente le Seigneur auprès du peuple. Bien que l’un des principes fondamentaux du protestantisme soit le « sacerdoce universel », dans la pratique, ce « sacerdoce » est souvent interprété dans nos Eglises comme un feu vert pour l’implication de tous les chrétiens « de manière générale » dans nos Eglises (musique, café, sono, site web, vaisselle, etc.), alors que le service « de la parole » reste l’apanage du pasteur et des anciens.

Le Nouveau Testament affirme effectivement que « l’homme de Dieu » doit « prêcher la parole »1 afin de mener et protéger le troupeau2. C’est indispensable. Il est vrai aussi que les apôtres ont dû désigner sept hommes pour les soulager dans la tâche du service à table pour mieux se consacrer à leur tâche principale, à savoir la prière et le service de la parole3. Cela dit, les sept hommes désignés pour cette tâche « pratique » ne se sont pas consacrés uniquement à ce service, car force est de constater qu’Etienne et Philippe ont exercé également un ministère de la parole assez remarquable4 ! Sans que cela représente nécessairement un modèle pour le chrétien, on voit bien que le ministère de la parole n’était pas limité à quelques personnes « mises à part » à cet effet.

Ephésiens 4,12 nous dit que Dieu a donné à l’Eglise des ministres de la parole (apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs, docteurs) « afin de former les saints pour l’oeuvre du ministère, pour la construction du corps du Christ. » Qui est-ce qui accomplit l’oeuvre du ministère ? Ce sont les « saints », en l’occurrence les chrétiens d’Ephèse dans leur ensemble. C’est à eux qu’il revient de dire « la vérité, dans l’amour » afin que le corps puisse croître « à tous égards en celui qui est la tête, le Christ »5. Le contexte impose que la « vérité » dont il est question, c’est celle de la parole de Dieu, enseignée en tout premier lieu par les serviteurs de la parole (v. 11). Cette vérité protège le peuple de Dieu de tout vent de doctrine (v. 14), et contribue à la croissance de l’Eglise en son chef, le Christ (v. 15).

2 Se focaliser sur le dimanche matin ou penser à toute sorte de contextes ?

Selon la suite de la lettre aux Ephésiens, l’approche consistant à « dire la vérité » s’observe dans des contextes « ordinaires », et pas seulement dans celui du rassemblement « formel » du dimanche matin ou autre. Dans leurs conversations de tous les jours, les Ephésiens sont exhortés à tenir des propos qui servent à l’édification (4,29) ; ils doivent se parler (et s’encourager) par des psaumes et des hymnes (5,19) ; les pères (et par extension, les parents) doivent instruire leurs enfants dans le Seigneur (6,4) ; et pour mener le combat chrétien, tout chrétien doit se servir (entre autres) de sa seule arme offensive, à savoir l’épée de l’Esprit, la parole de Dieu. Paul s’attend à ce que la parole de Dieu soit au centre de la vie de la communauté chrétienne, que tous s’en servent pour l’encouragement les uns des autres, et que tous vivent à la lumière de cette vérité.

Rien d’étonnant à cela, car à partir du jour de la Pentecôte où l’Esprit de Dieu a été répandu sur tous les croyants, tous ceux qui vivent dans la période entre l’ascension et le retour du Christ « prophétiseront »6. Par ailleurs, le progrès de la parole de Dieu,7 proclamée par les apôtres et d’autres enseignants et prophètes, mais aussi par des chrétiens « ordinaires », constitue le fil conducteur du livre des Actes. Après la persécution qui a éclaté à Jérusalem au chapitre 8, tous les croyants – à l’exception des apôtres – ont dû quitter la ville. Et à quoi cette dispersion des croyants a-t-elle donné lieu ? Au progrès de la parole de Dieu, car « là où ils passaient, ceux qui avaient été dispersés annonçaient la Parole, comme une bonne nouvelle ».8

Le Nouveau Testament cite d’autres exemples qui confirment que le ministère de la parole n’est pas réservé à une élite.9 Le ministère chrétien – celui de l’encouragement chrétien réciproque par l’Evangile du Christ – était exercé par la communauté chrétienne dans son ensemble. Certes, Dieu a doté l’Eglise de dons divers, mais le fait que je ne sois ni apôtre, ni prophète ne me dispense pas de la volonté d’édifier les autres. Aux chapitres 12 à 14 de 1 Corinthiens, la recherche de la prophétie (bien que tous ne soient pas forcément des prophètes) est mise en exergue. Il est important de s’entendre sur le sens à donner au mot « prophétie » et de savoir qu’au-delà du parler en langues ou d’autres dons remarquables à des degrés différents, la prophétie sert à édifier. Nous devons donc tous aspirer à encourager les autres à connaître le Christ et à grandir en lui.

3 Entretenir les structures ou enseigner la parole ?

J’en profite pour vous parler d’un ouvrage important qui incite à réfléchir sur la portée de ce constat biblique : L’essentiel dans l’Eglise de Colin Marshall et Tony Payne.10 Le livre utilise l’image d’une vigne et de son treillis pour illustrer l’oeuvre du ministère chrétien. La vigne représente le travail effectué auprès des gens pour qu’ils deviennent disciples du Christ et croissent en tant que disciples ; le treillis correspond aux structures et les programmes que nos Eglises mettent en place afin de servir cette vigne. Le livre est un appel à l’Eglise à se concentrer davantage sur la vigne que sur le treillis. Malheureusement, on constate trop souvent l’interprétation erronée selon laquelle le service du treillis constitue l’oeuvre du ministère. Ce ne sont ni les structures ni les programmes qui font pousser la vigne, mais bien le ministère de la parole ! Comme les auteurs le rappellent au début du livre, le ministère chrétien consiste en « la croissance des personnes, afin qu’elles deviennent des disciples de Christ faisant d’autres disciples de Christ ».11

Le livre expose le danger criant de se servir des gens pour maintenir nos structures et nos « ministères » existants au lieu d’investir dans ces personnes pour favoriser leur croissance spirituelle. Les soustitres du deuxième chapitre donnent un aperçu du changement de mentalité parfois radical que nécessite un tel constat du ministère.12 Pour nous aider à conceptualiser ce problème, nous sommes invités à imaginer (ce qui n’est pas très difficile) un chrétien raisonnablement solide qui aborde le pasteur à la fin du culte et lui dit : « J’aimerais bien m’impliquer davantage et apporter ma pierre à l’édifice, mais je ne vois pas où il y a encore de la place pour moi. Je ne fais pas partie du noyau dur de l’Eglise. On ne m’a encore jamais demandé de faire partie d’un comité ou de devenir responsable d’étude biblique. Que pourrais-je faire ? »13. Si notre premier réflexe est de lui proposer d’apporter son aide à un programme ou à l’organisation d’un événement, ou de s’occuper d’une tâche à accomplir, au lieu de l’encourager à s’investir dans les gens afin de les encourager dans la foi,14 cela révèle bien notre souci du maintien de notre treillis, au détriment de la croissance de la vigne.

Les chapitres 3 à 5 instaurent les fondements théologiques qui confortent cette vision du ministère chrétien auquel nous sommes tous appelés. Les pages 58 à 62 s’avèrent particulièrement utiles pour le genre de ministère qu’ils prônent, où des chrétiens ordinaires d’aujourd’hui saisissent les occasions qui se présentent à eux pour proclamer la parole au sein de leur entourage familial, à l’Eglise et dans leur vie sociale.

Cette partie du livre se termine ainsi : « [Les pasteurs et les anciens] ne sont pas, à eux seuls, les vrais « acteurs » de la mission, laissant les autres membres de l’Eglise occuper le banc des spectateurs ou jouer le rôle de soutien financier. Le pasteur ou l’ancien est un ouvrier comme les autres dans la vigne, même si une responsabilité particulière lui a été confiée : équiper le peuple de Dieu pour que chacun soit en mesure de prendre part au travail pour l’Evangile ».15

4 Engendrer des consommateurs ou former des missionnaires ?

La deuxième partie du livre aborde la question de la formation au sens chrétien : promouvoir la croissance de l’autre par le biais de l’exemple, de la relation personnelle avec l’autre, de l’enseignement (parfois formel, mais souvent informel). Voici ce qu’on devrait souhaiter voir chez ceux qu’on forme :

  •  « mûrir en conviction dans leur connaissance de Dieu et dans leur compréhension de la Bible ;
  • mûrir en caractère et développer une personnalité qui cherche à plaire à Dieu et qui est en accord avec la saine doctrine ;
  • mûrir en compétence dans la proclamation de la Parole de Dieu par divers moyens, mais toujours dans la dépendance de Dieu et la prière »16

La suite du livre plaide pour cette « formation » au sens large. Il expose à juste titre deux dangers pour nos responsables d’Eglises : (1) de se fier uniquement à l’enseignement-« phare » du dimanche matin, aussi important soit-il, aux dépens d’un ministère plus ciblé auprès des personnes individuelles17 ; (2) de devenir simplement des managers, des administrateurs18, où le pasteur est un PDG et l’Eglise comme « un supermarché avec une grande équipe au travail »19. Le ministère dont parle ce livre ne devrait engendrer dans nos Eglises ni « des consommateurs en mode « maintenance » » (premier danger), ni « des consommateurs en mode « croissance » » (deuxième danger), mais « des disciples en mode « mission » » où l’Eglise fonctionne comme « une équipe, conduite par un capitaine entraîneur ».20

Mais comment un pasteur pourrait-il, à lui seul, s’occuper de toutes les brebis individuellement ? Selon la formation dont nous parlons, il est plutôt question de consacrer du temps à former ceux à qui la mission de faire des disciples pourrait être confiée. La devise de l’IBB21 n’est pas la chasse gardée de l’Institut.

Comme pour Timothée, c’est au sein de nos Eglises que nous devons chercher à confier ce que nous avons reçu à des hommes fidèles, qui sont capables (à leur tour) de l’enseigner aussi à d’autres. Ainsi un nombre croissant de serviteurs s’occuperaient du ministère au sein de l’Eglise, ce qui donnerait de plus en plus lieu à une Eglise se composant de disciples en mode « mission ».

Si la règle de base dans nos Eglises consiste prioritairement à secourir le chrétien en période de grande difficulté, cela signifie moins de temps à consacrer à ceux qui méritent un investissement de temps plus important,22 ceux qui peuvent, à leur tour, encourager les autres. Si la priorité consiste à investir dans la formation des disciples, le ministère se répandra de plus en plus au sein de l’Eglise, et de nouveaux serviteurs seront envoyés dans la moisson. Les derniers chapitres de cet ouvrage fournissent des étapes pratiques à réaliser pour privilégier ce travail, ainsi que les pièges à éviter.

SECONDE PARTIE : UN MINISTÈRE DE LA PAROLE POUR TOUS – COMMENT ?

Enseigner la Bible en têteà- tête : un moyen simple et souple…

Un moyen simple, mais peu pratiqué dans nos milieux, c’est d’encourager des chrétiens plus établis dans la foi à lire la Bible avec un chrétien plus jeune, ou même avec un non-croyant désireux d’aller plus loin dans la découverte de la foi. Cette pratique pourrait nous sembler un peu étrange, mais c’est un moyen très puissant et utile dans la formation des autres. Il présente l’avantage de la flexibilité quant à la forme : il peut avoir lieu n’importe où, pourvu qu’il y ait suffisamment de calme et de liberté pour ouvrir deux Bibles ; la durée des rencontres peut être déterminée en fonction du temps disponible (minimum 30 minutes, maximum une heure) ; le rythme des rencontres peut varier selon ce qui convient aux deux personnes (il est préférable que ce soit régulier) ; et la période sur laquelle les rencontres ont lieu est également souple (on recommande un mois pour commencer).

…de favoriser la croissance spirituelle d’un disciple

Dans ce ministère du « un à un », on désire encourager une autre personne dans la vie chrétienne, avec la Bible au centre. Il ne s’agit pas d’une « étude » avec une connotation scolaire, mais d’une rencontre fraternelle, dans le cadre de laquelle on partage brièvement des nouvelles, on prie l’un pour l’autre, et on cherche à comprendre ensemble ce que Dieu dit dans sa parole. Ce ministère présente des atouts majeurs : il permet de mieux comprendre le contexte de vie de l’autre et de mieux lui manifester un amour fraternel. En effet, en passant par l’écoute, le partage et l’instruction, le croyant plus établi applique la parole de Dieu au contexte spécifique du jeune chrétien qui, lui, grandit aussi grâce à l’exemple que donne le croyant plus mûr dans différents domaines de la vie – comment faire face aux défis, comment prier, comment chercher à orienter sa vie à la lumière de la parole de Dieu…

Des dangers à éviter

Comme dans tout ministère, il faut veiller à éviter les dérives – que la rencontre ne soit ni, d’une part, pour le chrétien plus mûr, une occasion de manipulation et d’exercice de trop d’influence sur son « disciple », ni, d’autre part, pour le croyant plus jeune, un moyen de dépendance à l’égard d’un « gourou spirituel ». On doit aussi se garder des erreurs naïves (messieurs, il faut laisser la tâche d’instruire les femmes à d’autres femmes !) et des erreurs légalistes (p. ex., faire trop pression pour que quelqu’un assiste à une rencontre, se croire plus « spirituel », etc.). Le danger éventuel peut toutefois être écarté par les responsables d’Eglise, si tant est que ceux-ci soient mis au courant du fait que les rencontres ont lieu.

CONCLUSION : UN FONDEMENT IMPORTANT À LA FORMATION DES DISCIPLES

Ces dangers risquent peu de se présenter dans nos Eglises, puisque ce genre de rencontre est rarissime ! En revanche, négliger de promouvoir ce type de rencontre est un danger plus grand, car les « 1 à 1 »23 constituent un fondement important pour tout ministère qui cherche à faire et à former des disciples. Si vous êtes pasteur/ancien, pourquoi ne pas entamer un « un à un » avec une ou deux personnes de l’assemblée ? Pourquoi ne pas aborder une petite épître du Nouveau Testament à deux24, ou les huit premiers chapitres de Marc avec un jeune ou nouveau croyant – ou avec un non- croyant25 ? L’étude ne doit pas être exhaustive, mais centrée sur l’essentiel, pour que ce soit la parole de Dieu qui germe dans notre âme, et non la parole des êtres humains.

Et à l’intention du chrétien qui aimerait bien se lancer dans ce genre de rencontre, mais ne sait pas comment s’y prendre, pourquoi ne pas demander de l’aide auprès de quelqu’un de plus expérimenté dans l’assemblée, c’est à dire de quelqu’un qui aime le Seigneur, qui tient la parole de Dieu en haute estime et qui cherche à encourager d’autres chrétiens ? Il y a de fortes chances qu’on pense au pasteur ou à l’ancien. Et que faire si ce dernier ne s’est pas encore lancé dans ce genre de ministère ? Qu’ils se mettent ensemble et … en avant !

Télécharger l’article ici.

EnregistrerEnregistrer

  1. 2 Tm 3,16 à 4,2.
  2. 2 Tm 4,3-4.
  3. Ac 6,2-4.
  4. Voir la prédication d’Etienne dans Actes 7 et le ministère de Philippe en Samarie et auprès de l’eunuque éthiopien dans Actes 8.
  5. Ep 4,13 (NBS).
  6. Ac 2,17-18.
  7. Ac 6,7 ; 12,24 ; 13,49 ; 19,20.
  8. Ac 8,4 (NBS).
  9. Col 3,16 ; Rm 15,14 ; Hé 3,12-13 ; 10,24-25 ; 1 Th 5,11.
  10. Colin MARSHALL et Tony PAYNE, L’essentiel dans l’Eglise, Apprendre de la vigne et de son treillis, tr. de l’anglais (The Trellis and the Vine: the Ministry Mind-Shift that Changes Everything, 2009) par Etienne KONING, Lyon, Clé, 2014, 201 p.
  11. P. 19.
  12. 1. Ne maintenez plus les programmes à tout prix : édifiez les personnes !
    2. Ne passez plus tout votre temps à organiser des événements : formez les personnes !
    3. N’utilisez plus les personnes : aidez-les à croître !
    4. Ne sollicitez plus les personnes pour combler des trous : formez de nouveaux ouvriers !
    5. Ne cherchez plus à résoudre tous les problèmes : aidez les personnes à progresser !
    6. Ne soyez plus obnubilé par le ministère « à temps plein » : développez le travail en équipe !
    7. Ne soyez plus obnubilé par une forme de gouvernance d’Eglise : formez des partenariats dans le ministère !
    8. Ne vous reposez plus uniquement sur les instituts de formation : formez des personnes au niveau local !
    9. Ne soyez plus obnubilé par la pression du « tout, tout de suite » : visez le développement à long terme !
    10. Ne vous dépensez plus dans la gestion des structures : dépensez-vous dans le ministère !
    11. Ne cherchez plus la croissance de l’Eglise : désirez le progrès de l’Evangile !
    [NDLR : Notez bien, par rapport à cette dernière exhortation, l’intitulé de la matière enseignée au printemps 2016 : « Croissance de l’Evangile et implantation d’Eglises ».]
  13. P. 29.
  14. Voir l’illustration saisissante à ce sujet à la page 30.
  15. P. 72.
  16. P. 83.
  17. « Le pasteur prestataire de services », p. 98.
  18. « Le pasteur président-directeur général », p.100.
  19. P. 107.
  20. P. 107.
  21. A savoir, 2 Timothée 2,2.
  22. P. 117 : « si nous consacrons tout notre temps à ne suivre que celles et ceux qui ressentent un besoin d’aide, les chrétiens plus stables risquent de stagner et ils ne seront jamais formés pour exercer un ministère auprès des autres. Les non-chrétiens ne seront pas évangélisés et une règle tacite se mettra progressivement en place dans la communauté : si quelqu’un souhaite obtenir du temps et de l’attention du pasteur, qu’il dise qu’il a un problème ! Si bien que le ministère finira par être réduit à la gestion de problèmes et à l’accompagnement pastoral, au lieu de se centrer sur l’Evangile et sur la croissance des personnes en sainteté. Et, avec le temps, la vigne s’atrophiera et s’asséchera ».
  23. Parfois on parle de « lire la Bible 1 à 1 ». Il s’agit évidemment de bien plus que « lire la Bible à haute voix pendant quelques minutes tour à tour ». Il est également question de plus qu’une simple étude biblique, puisque la rencontre comporte aussi un moment de partage et de prière : il s’agit d’une réunion amicale autour de la Bible, avec toute la flexibilité que cela implique.
  24. L’auteur de cet article cite souvent Ephésiens, mais d’autres épîtres peuvent faire l’objet du même genre d’étude (Galates, Colossiens, Philippiens).
  25. Il existe du matériel, quoique pas encore publié. Veuillez contacter l’auteur de cet article via l’Institut si cela vous intéresse.