Le Maillon Éte-Automne 2017

Éditorial

Moment de bilan ?

Dieu a choisi, dans sa grâce, de se servir de l’IBB pour former un bon nombre de « serviteurs de l’Evangile … dèles, compétents et consacrés ». Nous aurions souhaité que le nombre soit plus élevé. Mais chaque serviteur La vision actuelle de l’Institut, axée sur l’Evangile et reprise ci-contre, date de dix ans. Notre conviction quant à la pertinence de la vision est tout aussi solide en 2017 qu’en 2007. Mais qui gure sur la carte ci-dessous atteste particulièrement de la bienveillance de Dieu qui façonne des ouvriers – ô combien précieux – pour sa moisson. qu’en est-il de sa réalisation : une décennie plus tard, est-il approprié de passer à un bilan ?

Il s’agit de serviteurs qui exercent un ministère pastoral, d’implantation, d’évangélisation et/ou de formation à temps plein. Nous avons dû développer une formation destinée à forti er le ministère de ce groupe de personnes – ainsi que de leurs épouses. Notre réponse est ambiguë. D’un côté, nous, membres de l’équipe travaillant au jour le jour à l’Institut, ne sommes peut-être pas bien placés pour effectuer une évaluation, étant trop immergés dans l’œuvre et risquant de manquer d’objectivité. [En automne 2017, je serai en congé sabbatique : que Dieu permette que cela donne un certain recul qui soit fécond pour le développement de l’école par la suite.] De plus, dans un sens, il faudrait « ne rien juger avant le temps, jusqu’à ce que vienne le Seigneur » (1 Co 4,5). D’un autre côté, le mérite d’une vision consiste en sa capacité à garder l’organisme focalisé sur sa raison d’être : une vision présuppose d’être en mesure d’émettre un jugement sur sa réalisation. D’ailleurs, vous, lecteurs du Maillon qui soutenez le travail de diverses façons, êtes sans doute en droit de poser la question : quel bilan devrait‑on proposer pour la période 2007‑2017 ?

Dieu a choisi, dans sa grâce, de se servir de l’IBB pour former un bon nombre de « serviteurs de l’Evangile … fidèles, compétents et consacrés ». Nous aurions souhaité que le nombre soit plus élevé. Mais chaque serviteur qui figure sur la carte ci-dessous atteste particulièrement de la bienveillance de Dieu qui façonne des ouvriers – ô combien précieux – pour sa moisson. Il s’agit de serviteurs qui exercent un ministère pastoral, d’implantation, d’évangélisation et/ou de formation à temps plein. Nous avons dû développer une formation destinée à fortifier le ministère de ce groupe de personnes – ainsi que de leurs épouses.

Mais la réalisation de la vision ne se limite pas à ces récents diplômés et étudiants en quatrième année. Plusieurs autres ne figurent pas sur la carte mais servent Dieu en tant que conducteurs/anciens, prédicateurs, diacres, épouses de pasteur, évangélistes, animateurs/animatrices de jeunesse, responsables de groupes de maison, moniteurs/ monitrices de l’école du dimanche, professeurs de religion protestante… Le degré d’influence que représente la formation en notre sein a varié considérablement, selon les cas : si beaucoup ont pu terminer un cursus complet en semaine, beaucoup d’autres ont étudié à l’Institut à temps plein sans aller jusqu’à obtenir tel ou teldiplôme ; d’autres ont assisté à des séries de cours à la carte, parfois sur plusieurs années ; d’autres encore ont profité, de façon plus ou moins intensive, des séries de cours de notre filière du samedi – et/ou des séminaires ponctuels.

Si nous avons une (sainte ?) peur de parler de chiffres (cf. 2 S 24…), quelques tendances peuvent néanmoins être évoquées. D’abord, le nombre d’étudiants à temps plein n’a pas beaucoup varié depuis 2008. Dans une certaine mesure, c’est là un sujet de découragement. Mais ce constat masque une autre tendance néfaste pour le recrutement, à savoir la diminution progressive de l’intérêt pour la formation en vue d’enseigner la religion protestante – aspect de notre travail qui nous a finalement été retiré par le récent décret gouvernemental.
Deuxièmement, la qualité et la maturité spirituelle des étudiants en semaine a enregistré une nette hausse. Cela n’est peutêtre pas surprenant au regard du sérieux avec lequel nous prenons nos principes de fonctionnement. Autrement dit, la vision et ses valeurs ont forgé une culture qui a attiré à son tour un certain type d’étudiant.
Troisièmement, et conformément au deuxième constat, la proportion des étudiants qui arrivent en fin de parcours et qui s’engagent dans un ministère à temps plein est également en augmentation.
Quatrièmement, le nombre total de personnes qui bénéficient d’au moins un moment de formation par an a augmenté d’année en année, en grande partie grâce à la gamme des séminaires ponctuels du samedi qui est offerte.
Enfin, nos articles (y compris, nous l’espérons, dans ce numéro du Maillon !) et, depuis 2013, notre service vidéo hebdomadaire, complètent et renforcent le travail en salle de cours (et les stages) et semblent être utilisés, comme nos cours, pour éclairer, édifier et équiper en vue du service de l’Evangile.

Il y a là autant de raisons de rendre grâce à Dieu – et de vous remercier d’avoir cheminé à nos côtés ces dernières années.

Mais nous ne nous berçons pas d’illusions. L’oeuvre de l’Institut est modeste, à petite échelle, et sans commune mesure avec le défi que représente la moisson de l’Europe francophone. Nous avions déjà écrit, dans le Maillon de l’automne 2007 : « …la moisson est grande.
Prions donc afin que Dieu suscite plus d’ouvriers – pour sa seule gloire ». Dans cette perspectivelà, rien n’a changé. Aussi n’y a-t-il pas, en Conseil académique, le moindre sentiment de suffisance, encore moins le réflexe de nous pavaner… Au contraire, nous continuons à implorer Dieu d’agir pour l’avancement de son règne – et à vous demander de prier également dans ce sens. Nous vous rappelons que notre calendrier de prière est disponible au format papier aussi bien que numérique, en français comme en anglais, et qu’il est possible d’accéder à ces sujets quotidiens en profitant de l’application PrayerMate, à la fois en français et en anglais. Qu’on se le dise… Merci donc de prier avec nous afin que, si le Seigneur ne revient pas durant les années à venir, la vision se réalise encore et à plus grande échelle. Que Dieu protège le ministère des récents diplômés, et qu’il en établisse bien d’autres, à sa seule gloire.

James Hely Hutchinson Pour le Conseil académique

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