George Winston sur l’investissement dans une formation solide (Le Maillon, 1981)

Que M. Winston1 ait eu à cœur de proposer une formation académique solide est démontré par la décision, prise le 22 décembre 1976, de recommander qu’une faculté (dénommée « European Theological Seminary ») soit établie avant 1979/1980.  « Au moins les trois quarts des heures de cours doivent être assurés par des docteurs en théologie », lisons-nous dans le procès-verbal du sous-comité chargé d’élaborer ce projet.  Ce même procès-verbal souligne que l’aspect académique ne devait aucunement primer sur des qualités spirituelles (au contraire), ni sur la stabilité doctrinale.  Ce projet avait pour but « d’évangéliser et d’édifier l’Eglise ».  La même jonction entre rigueur dans la formation et construction de l’Eglise se dégage de l’article suivant (il est à noter que l’option des trois ans de grec et d’hébreu figure à la fin).    

« Une cause qui mérite qu’on y donne sa vie ! »

Lorsque Jésus dit : « Je bâtirai mon Eglise » (Matth. 16:18), Il a annoncé ce qui serait au programme de Dieu pour l’histoire de l’humanité entre sa première et sa seconde venue.  Le chrétien, en s’engageant avec Jésus-Christ dans cette tâche, grande et glorieuse entre toutes, s’associe à une entreprise de dimensions cosmiques.  Des estimations fondées nous permettent de croire qu’il se crée actuellement chaque semaine dans le monde un millier de nouvelles églises locales, et cela surtout dans le tiers monde.

Lorsque Jésus a dit « que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle » (l’Eglise) (Matth. 16:18b), Il a souligné que tout travail qui est consacré à ajouter des pierres vivantes à cet édifice est de caractère durable et éternel.  Celui qui veut que son labeur ici-bas compte vraiment pour quelque chose et qu’il dure au-delà de la mort, sait à quoi il doit consacrer sa vie. Des chrétiens de plus en plus nombreux orientent leur travail professionnel, leurs talents et leurs loisirs de sorte que ceux-ci contribuent directement à l’édification de l’Eglise.  Le nombre de ceux qui s’engagent à temps plein, dans un travail d’implantation et d’édification d’églises, va aussi croissant.

Lorsque l’apôtre Paul dit : « Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit » (1 Cor. 3:10), il précise que les bonnes intentions ne suffisent pas et qu’il y a aussi la manière.  De nombreuses pratiques traditionnelles se trouvent actuellement remises en question.  Une vie d’église vraiment biblique offre des perspectives nouvelles à ceux qui sont disposés à sonder les Ecritures et à mettre en pratique les enseignements sur la vie communautaire.

Lorsque Paul dit que Christ a donné des enseignants à l’Eglise : « pour le perfectionnement de saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps du Christ » (Eph. 4:12) , il insiste sur l’importance de la formation des ouvriers qui sont décidés à bâtir avec Lui son Eglise.  On n’acquiert du « métier » dans l’œuvre de Dieu qu’au prix d’un effort sérieux de préparation.

Lorsque Jésus dit : « Il faut que Je fasse, tandis qu’il est jour, les œuvres de Celui qui m’a envoyé ; la nuit vient, où personne ne peut travailler » (Jean 9:4), Il rappelle toute l’urgence qu’il y a à se mettre avec Lui au travail sur-le-champ.

Les conclusions pratiques en sont les suivantes :

  1. Engager délibérément et en connaissance de cause votre vie pour bâtir avec Christ son Eglise.
  2. Vous mettre immédiatement au travail dans votre église locale.
  3. Vous engager avant la rentrée dans un programme suivi de formation :

– Séminaire biblique de la M.E.B. ou autre.
– Programme décentralisé de l’I.B.B.
– Le centre de volontariat de l’I.B.B.
– Un an d’études à l’I.B.B.
– Le programme de trois ans à l’I.B.B.
– Le programme de préparation au cycle supérieur de la Faculté de Vaux  (diplôme A2, 3 ans de grec et d’hébreu), également à l’I.B.B.

  1. Né en 1926 ; directeur 1965-1985.