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La motivation la plus performante qui soit pour l’évangélisation ?

L’article qui suit correspond essentiellement au texte de la vidéo, disponible sur notre site et notre chaîne YouTube, intitulée « Une théologie biblique de la mission en 30 minutes ».  Le style oral est conservé, et des notes de bas de page sont intentionnellement absentes !  Il consiste également en un résumé, sous forme vulgarisée, des grandes lignes de notre série de cours « Théologie biblique de la mission ».  Nous renvoyons le lecteur à cette série de cours pour la démonstration académique plus rigoureuse et complète !

Dans nos milieux évangéliques, il est largement reconnu que l’évangélisation devrait figurer dans nos programmes d’Eglise.  Mais l’évangélisation n’est pas facile – en tout cas, pour la plupart d’entre nous.  Les personnes et les communautés qui la trouvent facile peuvent profiter de cet article, mais ce sont celles qui ont besoin de motivation pour l’évangélisation qui sont la cible principale de ces lignes.  Ma prière, c’est que nous soyons davantage incités à vouloir nous impliquer dans des projets d’évangélisation – non pas du fait de la culpabilité, mais du fait d’une motivation accrue.  

Je ne ferai pas le tour de toutes les motivations bibliques en vue de l’évangélisation.  Je voudrais plutôt livrer la motivation la plus puissante que je connaisse.  Il s’agit d’une théologie biblique de la mission.  Nous allons parcourir les Ecritures, du début à la fin, en vue de comprendre comment Dieu œuvre pour la mission.  Car c’est lui le Missionnaire avec un grand M, l’Evangéliste avec un grand E, le Dieu qui agit pour bénir une grande foule de personnes issues de toutes les nations.

Nous allons comprendre notre rôle dans son plan.  Ce plan devrait nous émerveiller – et nous motiver pour que nous nous associions à son projet pour le salut de beaucoup.

Il faut remonter au début.  

1 Au commencement

Genèse 1 : Au commencement Dieu crée le ciel et la terre, et il crée les êtres humains à son image.  Ces êtres humains sont censés vivre sous son autorité…  Mais Genèse 3 : l’humanité se rebelle contre Dieu.  Par conséquent, Dieu lui inflige des malédictions : le travail devient difficile (des chardons, des broussailles) ; il y a une rupture relationnelle entre Dieu et les êtres humains, et une rupture entre les êtres humains eux-mêmes ; la mort entre en scène.  

Mais Genèse 12 : Dieu fait des promesses à Abraham.  Ces promesses anticipent sur un renversement des malédictions qu’entraîne la rébellion de Genèse 3…  Il s’agit d’une terre (nous lisons par la suite qu’elle ruissellera de lait et de miel) ; il s’agit d’une relation spéciale entre Dieu et la famille d’Abraham (nous lisons par la suite que cette relation peut se résumer ainsi : « je serai ton Dieu, tu seras mon peuple ») ; il s’agit d’une postérité de taille (nous lisons par la suite que la descendance d’Abraham sera aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable qui est au bord de la mer).  

Et lorsque ces promesses-là se réaliseront, nous est-il dit à cinq reprises dans la Genèse, les nations – les peuples de toute la terre – seront bénies (Gn 12,3 ; 18,18 ; 22,18 ; 26,4 ; 28,14).

Mais comment ? 

2 Comment bénir les nations ? 

Certains répondent ainsi : les Israélites sont mandatés par Dieu pour partir en mission – pour évangéliser les nations.

Considérons Exode 19,4-6 : 

Vous avez vu vous-mêmes ce que j’ai fait à l’Égypte : je vous ai portés sur des ailes d’aigle et fait venir vers moi.  Maintenant, si vous écoutez ma voix et si vous gardez mon alliance, vous m’appartiendrez en propre entre tous les peuples, car toute la terre est à moi ; Quant à vous, vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte.  Voilà les paroles que tu diras aux Israélites.

Dieu parle au peuple d’Abraham, ou plus exactement du petit-fils d’Abraham – Israël.  Ce peuple vient d’être délivré de son esclavage en Egypte.  Il est question ici d’une alliance conclue au mont Sinaï – alliance conclue entre Dieu et le peuple.  Les Israélites devront obéir à la loi de Moïse dont les Dix Commandements.  Le peuple devra lui obéir s’il souhaite être béni par Dieu ; sinon des malédictions lui seront infligées (voir, par exemple, Lévitique 26).

Selon notre texte d’Exode 19, Dieu choisit Israël, mais, en le faisant, il pense également aux nations.  Israël doit devenir le bien propre de Dieu parce que toute la terre lui appartient.  Les Israélites sont censés devenir un royaume de prêtres parce que les nations environnantes appartiennent à Dieu.  Ils doivent devenir un royaume de prêtres au profit des nations.  

Or, certains spécialistes estiment que ce passage d’Exode 19 implique qu’Israël doit faire de l’évangélisation – doit annoncer l’Evangile, de manière proactive, aux nations.  Autrement dit, ils considèrent que les Israélites reçoivent, ici en Exode 19, un mandat missionnaire – qu’ils sont envoyés vers les nations.  Être un « royaume de prêtres » voudrait alors dire devoir partir pour apporter un message aux nations. 

Est-ce le cas ?  Il vaut la peine de réfléchir là-dessus – et de réfléchir également à la loi de Moïse…  Où sont les endroits où Dieu ordonne aux Israélites de partir, d’aller, d’évangéliser les nations ?

3 Vers l’extérieur ou vers l’intérieur ?

Grâce à nos cours de physique de secondaire (ou du lycée, pour les Français), nous nous souvenons peut-être de la différence entre un mouvement « centrifuge » et un mouvement « centripète ».  Une force « centrifuge » est une force qui s’éloigne du centre, alors qu’une force « centripète » est une force qui converge vers le centre.  Le mouvement centrifuge est bien connu de celles et de ceux qui utilisent régulièrement une essoreuse à salade.  Le mouvement de rotation de l’essoreuse propulse la salade vers l’extérieur – vers les parois, loin du centre.  Si notre essoreuse n’avait pas de parois, la salade serait éjectée dans tous les coins de la pièce au moment de l’essorage.

La force centripète est l’inverse.  Nous la connaissons si nous prenons parfois un bain.  Après un bain reposant, on enlève le bouchon de la baignoire, et, vers la fin du processus d’écoulement, on remarque que l’eau qui s’évacue fait des cercles dont la taille décroît progressivement :  il s’agit d’un mouvement centripète dont le centre est le trou d’évacuation de la baignoire.

Nous aurions peut-être le réflexe d’imaginer que les Israélites doivent partir en mission – aller vers les nations.  Mais lorsqu’on lit la loi de Moïse, on ne trouve rien à titre d’injonction concernant une mission centrifuge.  Et il semble que ce à quoi nous avons affaire dans le passage d’Exode 19 soit justement un mouvement centripète  Les nations sont censées être attirées vers les Israélites, happées par cette force centripète.  

Il faut que les Israélites fassent preuve de sainteté – Dieu exige qu’Israël soit une « nation sainte » – et cela devant les nations, les nations étant les observateurs, les spectateurs du comportement des Israélites.  Ce n’est pas explicite en Exode 19, mais c’est bien le cas en Deutéronome 4,5-8 : 

Voyez, je vous ai enseigné des prescriptions et des ordonnances, comme l’Éternel, mon Dieu, me l’a commandé, afin que vous les mettiez bien en pratique dans le pays où vous allez entrer pour en prendre possession.  Vous les observerez et vous les mettrez en pratique ; car ce sera là votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples, qui entendront parler de toutes ces prescriptions et qui diront : Cette grande nation ne peut être qu’un peuple sage et intelligent !  Quelle est, en effet, la grande nation qui ait des dieux aussi proches d’elle que l’Éternel, notre Dieu, (l’est de nous) toutes les fois que nous l’invoquons ?  Et quelle est la grande nation qui ait des prescriptions et des ordonnances justes, comme toute cette loi que je vous présente aujourd’hui ? 

Voyons-nous que les Israélites sont censés mettre en pratique les prescriptions de la loi de Moïse – et cela sous les yeux des nations ?  Le but, c’est que les nations soient frappées par la grandeur de la nation d’Israël – et même la grandeur du Dieu d’Israël.

4 Des visiteurs

Voici trois exemples concrets de ce que cela peut donner – dont deux sont des visiteurs.  Le premier est Rahab, la prostituée cananéenne.  Elle en arrive à affirmer (Jos 2,11) : « l’Éternel, votre Dieu, est Dieu dans les cieux, là-haut, et sur la terre, ici-bas ».  Le deuxième exemple est la reine de Saba. Elle est attirée vers Israël grâce à la sagesse de Salomon.  Voici ce qu’elle déclare (1 R 10,9) : « Béni soit l’Éternel, ton Dieu, qui t’a été favorable et t’a placé sur le trône d’Israël ! ».  Notre troisième exemple, c’est Naaman, le Syrien, venu en Israël afin d’être guéri d’une maladie de la peau.  Il finit par confesser (2 R 5,15) : « Voici, je reconnais qu’il n’y a point de Dieu sur toute la terre, si ce n’est en Israël ».

Bref, nous avons là des illustrations de ce principe d’attraction vers Israël – les nations attirées vers les Israélites comme par un aimant, frappées par la sainteté et la sagesse des Israélites, amenées à adorer le grand Dieu des Israélites, l’unique Dieu de l’univers.

Mais il y a un problème.  Ce qui est frappant, c’est que Rahab, la reine de Saba et Naaman constituent des exceptions – et non la règle. 

5 Israël comme les nations

L’histoire des Israélites est en effet marquée par l’échec quant à leur devoir de mettre en pratique les stipulations de la loi de Moïse.  Exode 19 précise que les Israélites doivent agir d’une manière digne du Dieu qui les a sauvés de l’esclavage en Egypte – qu’ils doivent être un « royaume de prêtres » et une « nation sainte ».  Mais, en l’occurrence, il se révèle que le peuple d’Israël est loin d’être à la hauteur de cet appel.  

Bien plus, il se révèle que le peuple d’Israël souhaite agir non pas comme un peuple à part, le bien propre de Dieu, un peuple saint, mais comme les nations.  Et au lieu de plaire à Dieu, le peuple fait ce qui lui semble bon – en d’autres termes, il s’adonne au péché.  Voici, à titre de démonstration, un extrait de Juges 19 :

… l’homme saisit sa concubine, et l’amena dehors [aux hommes de la ville]. Ils la connurent et ils abusèrent d’elle toute la nuit jusqu’au matin ; puis ils la renvoyèrent au lever de l’aurore.  Vers le matin, cette femme s’en vint tomber à l’entrée de la maison de l’homme chez qui était son mari, jusqu’à ce qu’il fît jour. Et le matin, son mari se leva, ouvrit la porte de la maison et sortit pour continuer son chemin. Mais la femme, sa concubine, était étendue à l’entrée de la maison, les mains sur le seuil.  Il lui dit : Lève-toi, et allons-nous-en ; mais il n’y eut point de réponse.  Alors le mari la mit sur son âne et partit pour aller chez lui. Il entra dans sa maison, prit le couteau, saisit sa concubine et la coupa membre par membre en douze morceaux, qu’il envoya dans tout le territoire d’Israël.  Tous ceux qui virent cela dirent : Jamais rien de pareil n’est arrivé et ne s’est vu depuis que les Israélites sont montés du pays d’Égypte jusqu’à aujourd’hui ; prenez la chose à cœur, consultez-vous et parlez.

C’est monstrueux : cela rappelle Sodome et Gomorrhe !  Nous sommes à des années-lumière de la mise en pratique de la loi de Moïse !  Une solution radicale est nécessaire !  

6 Un Prêtre-Serviteur obéissant

Ce qui se passe, c’est qu’Israël est congédié, licencié, mis à la porte.  Son contrat est terminé.  Dieu inflige aux Israélites les malédictions de l’alliance sinaïtique, et leur rôle en tant que prêtre est assumé par un personnage particulier.  Ce personnage s’appelle le Serviteur de Dieu.  Nous lisons dans la prophétie d’Esaïe que ce Serviteur réussira là où Israël a échoué.  Il correspondra à un nouvel Israël.  Esaïe 42 à 53 renferment plusieurs parallèles entre la nation d’Israël et Israël le Serviteur de Dieu (avec un S majuscule en quelque sorte).  Mais ces chapitres présentent également un certain nombre de contrastes entre Israël (la nation) et cet autre Israël, le Serviteur de Dieu.  La nation d’Israël est décrite comme étant un serviteur, mais elle est aveugle et sourde, désobéissante à la loi, punie.  En revanche, le Serviteur avec (pour ainsi dire) un S majuscule obéit à Dieu.  Ce Serviteur de Dieu met en pratique la volonté de Dieu ; il fait preuve de fidélité ; il se révèle innocent de toute transgression.

Nous savons grâce à de nombreux passages du Nouveau Testament que ce personnage n’est autre que le Seigneur Jésus-Christ.  Il suffit de noter les derniers versets d’1 Pierre 2 et de les comparer avec Esaïe 53. 

Or, ce Serviteur de Dieu subit la mort – porte la punition de Dieu au lieu, et à la place de personnes désobéissantes.  Cela leur permet d’être pardonnées et même d’être considérées obéissantes, justes, parfaites.  

Fait significatif, dans cette partie d’Esaïe (ch. 40 à 55) nous apprenons que ces personnes qui sont mises au bénéfice du ministère du Serviteur – de la mort du Serviteur –, proviennent non seulement d’Israël, mais encore de toutes les nations.  Sur quelle base ?  Eh bien, d’un seul critère, à savoir la foi en Dieu.  A condition de se repentir et de placer sa confiance en Dieu, n’importe qui peut être pardonné et considéré juste.  Cette réalité extraordinaire fait partie de ce que la Bible appelle la nouvelle alliance – une alliance scellée par le sang du Serviteur.  

Est-ce que vous êtes parmi les bénéficiaires de cette nouvelle alliance ?

Or, cette nouvelle alliance entraîne un changement de régime par rapport à l’ancienne – y compris pour ce qui est de la dynamique de la mission.

7 Jusqu’aux extrémités de la terre

Le Serviteur est un Prêtre qui s’acquitte de la tâche qui aurait dû être celle d’Israël (Es 52,15 ; 53,12).  En même temps, nous découvrons que le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance remplira aussi le rôle de prêtre.  En Esaïe 61, le Serviteur déclare au peuple de la nouvelle alliance : « Mais vous, on vous appellera sacrificateurs de l’Éternel, On vous nommera serviteurs de notre Dieu ».  

Cela veut dire que la prêtrise est démocratisée : ce n’est pas uniquement le Seigneur Jésus-Christ qui remplira cette fonction, mais les partenaires de l’alliance nouvelle en général seront censés devenir des prêtres.  

Qu’est-ce que cela voudra dire dans la pratique ?  Eh bien, ce principe restera valable dans la nouvelle alliance : le peuple de Dieu est mis à part comme le bien propre de Dieu, un peuple saint.  Mais quelque chose change : c’est le mouvement, qui n’est plus centripète mais plutôt centrifuge.  

Ce nouveau royaume de prêtres reçoit un mandat missionnaire – le commandement d’aller vers les nations (Es 66,18-24).  De même que le Serviteur est appelé à apporter le salut jusqu’aux extrémités de la terre, de même les membres de la nouvelle alliance sont appelés à propager le message du salut jusqu’aux extrémités de la terre (comparer Esaïe 49,6 avec Esaïe 48,20).  

Voilà donc un mouvement qui s’éloigne du centre et qui ne s’arrête qu’aux extrémités de la terre.  

Dans un premier temps, des Juifs devront apporter le message aux païens, mais, une fois les païens convertis, il devient normal qu’ils participent eux aussi à ce mouvement centrifuge en faveur des nations.  Malachie 1 anticipe sur le moment où il y aura des prêtres en tout lieu, car le nom de Dieu sera reconnu comme étant grand parmi les nations.

8 Nos pieds sont-ils beaux ?

Lorsque nous arrivons au Nouveau Testament, nous trouvons que le mouvement centrifuge est confirmé. Le Serviteur lui-même, Jésus-Christ, cible particulièrement  les Juifs.  Mais, une fois ressuscité, il explique que l’Evangile doit se propager depuis Jérusalem, en passant par toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre (Ac 1,8).  « Allez », ordonne-t-il, « faites de toutes les nations des disciples » (Mt 28,18-20).

Ne soyons pas surpris que le mandat centrifuge, confié d’abord au Serviteur, puisse maintenant être délégué à l’apôtre Paul (comparer Actes 13,46 avec Esaïe 49,6 ; Romains 15,21 avec Esaïe 52,15).  Mais la mission centrifuge ne s’arrête pas avec Paul. A la différence d’Israël, nous, membres de la nouvelle alliance, avons le privilège de partir : nous annonçons le message du salut en Jésus-Christ face à la colère à venir – un salut qui s’applique à quiconque se prosterne devant Jésus-Christ.

Israël a échoué dans son rôle en tant que royaume de prêtres, et ce rôle a été transmis au Prêtre Jésus-Christ, ainsi qu’à nous qui lui appartenons.  1 Pierre 2 : nous sommes un royaume de prêtres (1 P 2,4-5.9).  Cela entraîne ce mandat : « annoncer les vertus de celui qui [n]ous a appelés des ténèbres à son admirable lumière ».

Je ne dis pas que chaque membre de chaque Eglise soit obligé de partir en mission à l’étranger.  Dans la pratique, nous avons l’avantage d’avoir accès à des gens issus de toutes les nations ici en Europe francophone, car les extrémités de la terre ont décidé de venir habiter chez nous.

Je ne suis pas non plus en train de dire que le mouvement centripète n’a plus jamais lieu en lien avec l’évangélisation : 1 Corinthiens 14 évoque le cas d’un non-croyant qui rejoint une rencontre et se prosterne devant Dieu.

Je ne suis pas non plus en train de dire que parler soit le seul moyen de participer à l’avancement de l’Evangile.  Certes, l’Evangile doit être proclamé, mais ne négligeons pas l’importance des prières prononcées par les Philippiens ainsi que de leurs dons financiers, cela dans le cadre de la collaboration.

Notre souci, à chacune, chacun d’entre nous, doit quand même être la propagation de l’Evangile jusqu’aux extrémités de la terre.  

Un jour, nous nous trouverons rassemblés autour du trône de Dieu et du Serviteur – de l’Agneau qui est mort à notre place.  Nous nous trouverons côte à côte avec des personnes issues de toutes les nations – le fruit de tout ce travail missionnaire centrifuge. 

Il s’agit du moment où les promesses faites à l’origine à Abraham s’accompliront pleinement : une terre ruisselant de lait et de miel ; une relation spéciale entre Dieu et son peuple ; une postérité de taille (aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable qui est au bord de la mer).  Il s’agira d’une grande foule internationale – il sera impossible de compter tout le monde – qui s’écriera « Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau » (Ap 7,9-10).  

Au terme de cette théologie biblique de la mission, est-ce que nous pourrions jeter un œil à nos pieds (Es 52,7 ; Rm 10,15) ?  Est-ce qu’ils sont beaux ? ◼