Le mouvement végan à la lumière des Écritures

Introduction

Comme la Société Végane de France l’explique très bien, le véganisme est plus qu’un régime alimentaire. C’est un mode de vie consistant à ne consommer aucun produit issu de l’exploitation animale : « Concrètement, un végane exclut tous les produits d’origine animale de son alimentation (viande, poisson, coquillages, lait, œufs ou miel entre autres), de son habillement (fourrure, cuir, laine, soie, plumes) et de quelque autre domaine que ce soit (cosmétiques, loisirs, etc.). 1 » Ainsi, s’ils ont tous pour point commun de ne pas manger de viande, les végans ne doivent pas être confondus avec les végétariens (qui suivent un régime alimentaire sans viande) ou les végétaliens (qui suivent un régime alimentaire sans produit d’origine animale). En bref, « être végan est plus qu’un régime alimentaire : c’est un mode de vie, un engagement militant pour la cause animale. Un seul credo : l’homme n’a pas le droit d’exploiter l’animal à sa guise, encore moins par le biais de méthodes relevant de la torture.2 »

Même si les végans ne représentaient en 2018 que 0,5 % de la population française, c’est-à-dire environ 340 000 personnes seulement3, ce mouvement ne cesse de prendre de l’ampleur, et ce pour diverses raisons. D’une part, les associations de défense des animaux, comme L214, ont été très actives ces dernières années pour alerter l’opinion publique sur la maltraitance animale. En dévoilant, vidéos choquantes à l’appui, la réalité de certains élevages et abattoirs, ils ont convaincu de nombreuses personnes d’opter pour un mode de vie végan. D’autre part, le fait qu’un nombre croissant de personnalités s’en réclame – comme Beyoncé, Joaquin Phoenix, ou encore Greta Thunberg – a grandement contribué à mettre la cause végane sur le devant de la scène médiatique et à la transformer en véritable phénomène de mode. Il est donc fort à parier que nous connaissons tous, dans notre entourage, au moins une personne qui a adopté ce style de vie.

Or, ce phénomène ne s’observe pas que dans la société en général, mais à l’intérieur de l’Église aussi. Quelles que soient leurs raisons – que ce soit par souci du bien-être animal ou de l’environnement, voire par désir d’adopter un régime alimentaire plus sain –, de plus en plus de chrétiens sont attirés par le véganisme. (Nous reviendrons brièvement, en fin d’article, sur ces trois raisons fréquemment citées par ceux qui optent pour ce style de vie.) Toutefois, certains théologiens vont beaucoup plus loin et affirment – plus ou moins explicitement – que s’ils étaient cohérents avec ce que la Bible enseigne, « tous les chrétiens devraient devenir végans4 ». Que devons-nous penser d’une telle affirmation ? Quels sont les arguments avancés en sa faveur ? Et ces arguments résistent-ils à un examen minutieux, Bible en main ?

Des végans au paradis

Le principal argument biblique en faveur du véganisme porte sur les deux premiers chapitres de la Genèse, où Dieu donne à l’homme un régime végétarien : « Dieu dit : Voici je vous donne toute herbe porteuse de semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre fruitier porteur de semence : ce sera votre nourriture » (Gn 1.29). Ce verset, considéré par certains comme le « verset méconnu5 » de la Genèse, signifierait que nous sommes plus proche de l’intention première de Dieu en optant pour un mode de vie végan.

C’est ainsi que dans un article du Washington Post sobrement intitulé « Pourquoi tous les chrétiens devraient devenir végans », Charles C. Camosy, professeur d’éthique théologique à l’université Fordham de New York, explique que « Genèse 1 et 2 sont parmi les textes les plus favorables aux droits des animaux que l’on puisse imaginer. » Il étaye cette affirmation en rappelant que les êtres humains et les animaux sont créés le même jour et possèdent le même souffle de vie. Il ajoute que quand Dieu fait venir les animaux devant Adam, ce n’est pas pour qu’il les tue et les mange, mais pour cette raison : « il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Gn 3.18-19). Le fait qu’Ève soit ensuite considérée comme la « partenaire adéquate » ne change rien, d’après lui, au fait que « Dieu a amené les animaux à Adam pour qu’ils soient ses compagnons. » Ces données sont cruciales, pour Camosy, car il estime que « c’est l’ordre de la création tel qu’envisagé originellement [par Dieu] que les chrétiens devraient toujours chercher à reproduire.6 »

Il admet que, dans la suite du récit biblique, « Dieu donne à Noé et à ses descendants l’autorisation (limitée) de manger de la viande » (cf. Gn 9.3), mais souligne que cette permission n’est accordée qu’après que le péché est entré dans le monde. Il ne s’agirait donc que d’une « concession à la méchanceté de l’homme »7. « La norme… reste néanmoins celle de la non-violence – entre les humains, mais aussi envers toutes les créatures. » Le fait que, dans la nouvelle création, loup et agneau séjourneront ensemble et que « le lion, comme le bœuf, mangera de la paille » (És 11.6-9) est un indice supplémentaire, selon lui, qu’un style de vie végan correspond davantage à ce que Dieu veut pour son monde. Il conclut ainsi : « la Bible est claire […] : les animaux sont destinés à être nos compagnons, pas notre nourriture.8 »

Camosy étant l’un des plus éloquents et fervents promoteurs modernes du véganisme chrétien, il est important de mesurer la force de son argumentation. Néanmoins, son développement repose entièrement sur un postulat discutable, qu’il ne démontre pas, à savoir que les chrétiens devraient toujours chercher à reproduire l’intention première de Dieu pour sa création (telle qu’elle se donne à voir en Genèse 1-2 ou dans les passages bibliques augurant la nouvelle création). Mais peut-on affirmer cela ? Est-ce aussi simple ? À notre avis, non. Il suffit de prendre un exemple pour démontrer que tel n’est pas toujours le cas.

Prenons l’exemple du mariage. D’une part, la Genèse affirme clairement qu’il « n’est pas bon que l’homme soit seul » et présente le mariage entre un homme et une femme comme l’intention première de Dieu pour ses créatures (Gn 2.18-24). Mais le Seigneur Jésus et l’apôtre Paul n’ont-ils pas « renoncé à se marier à cause du royaume des cieux » (Mt 19.12 ; 1 Co 7.8) ? Qu’est-ce à dire, sinon que, pour eux, tout ce qui faisait partie du mode de vie édénique n’est pas automatiquement transculturel et normatif pour les croyants en tous lieux et en tout temps. (À notre connaissance, Camosy ne prône d’ailleurs pas le nudisme sous prétexte qu’Adam et Eve vivaient nus dans le jardin !) D’autre part, Jésus affirme que c’est en tant que célibataires que nous passerons l’éternité avec Dieu, dans la nouvelle création (Mt 22.30). Si tel est le cas, ne devrions-nous pas dès à présent renoncer à nous marier ? Selon le raisonnement de Camosy, la réponse devrait être « oui » ; mais l’apôtre Paul, lui, répond par un « non » catégorique (cf. 1 Tm 4.3 et la discussion de ce verset ci-après).

En bref, ce que cet exemple du mariage souligne, c’est qu’il ne suffit pas de regarder à l’intention première de Dieu pour savoir quel comportement les chrétiens devraient adopter dans cette vie. Ce n’est pas un guide sûr et fiable pour les questions éthiques qui se posent à nous dans un monde déchu. Nous devons tenir compte du progrès de la révélation et donc de toutes les données bibliques pour nous faire un avis au sujet de ce que le chrétien peut (ou ne peut pas) manger.

Qu’en dit la Bible ?

Deux passages-clés méritent particulièrement notre attention. Le premier se trouve en 1 Timothée 4, où Paul met Timothée en garde contre l’enseignement « hypocrite et menteur » de ceux qui « prescrivent de ne pas se marier et de s’abstenir d’aliments que Dieu a créés pour qu’ils soient pris avec actions de grâces. » Paul s’oppose vivement à eux, car, dit-il, « tout ce que Dieu a créé est bon, et rien n’est à rejeter, pourvu qu’on le prenne avec actions de grâces ». En effet, ajoute-t-il, « tout est consacré par la parole de Dieu et la prière » (v. 1-5). À quoi l’apôtre se réfère-t-il ici ? Selon la plupart des commentateurs, il s’agirait d’une référence directe à Genèse 1.29 et 9.39. Puisque la terre et tout ce qu’elle renferme appartient à Dieu seul (Ps 24.1), les êtres humains n’ont le droit de manger que ce que Dieu leur permet, ce qu’il a « consacré » pour cet usage. Comment pouvons-nous savoir ce qu’il nous est permis de manger ? Nous avons besoin d’une « parole » de Dieu, qui nous le dit. Or, c’est précisément ce que l’on trouve dans ces deux textes de la Genèse, où Dieu prononce toute nourriture, y compris la viande, propre à l’alimentation humaine. Certes, dans un premier temps, notre régime alimentaire était exclusivement végétarien (Gn 1.29), mais depuis la chute et le déluge, les choses ont changé. C’est ce qu’on voit en Genèse 9.3 où, par une « parole » spécifique de sa part, Dieu a « consacré » les animaux à l’usage alimentaire des hommes. Il ne s’agit donc pas d’une « concession à la méchanceté de l’homme », mais plutôt d’une précision sur la manière dont la « domination » accordée par Dieu à l’homme sur sa création (cf. Gn 1.28) doit s’exercer dans ce monde nouveau qui émerge du déluge10. Ainsi, argumente l’apôtre, il nous est désormais permis de manger de tout – y compris de la viande et d’autres produits issus de l’exploitation animale.

L’enseignement de Paul en 1 Timothée 4 s’accorde parfaitement avec ce que nous voyons dans le reste de la Bible, où Dieu lui-même confectionne des habits de fourrure (Gn 3.21), agrée des sacrifices d’animaux (Gn 4.4) et donne à son peuple de la viande à manger (Ex 16.12-13). Jésus aussi – qui avait d’ailleurs l’habitude de manger du poisson (Lc 24.42-43) et sans doute aussi de la viande d’agneau lors des festivités de la Pâques – affirme que tous les aliments sont purs (Mc 7.18-19). Enfin, dans le livre des Actes, Pierre a une vision qui lui révèle très clairement qu’aux yeux de Dieu, tous les animaux sont purs et peuvent donc être mangés (Ac 10.13-15).

L’autre passage-clé sur le sujet se trouve en Romains 14. Dansce texte, Paul tente de résoudre un différend apparu entre plusieurs membres de l’Église de Rome au sujet des viandes sacrifiées aux idoles, qui étaient vendues sur le marché. Certains, ayant des scrupules, préféraient s’en abstenir et se nourrissaient exclusivement de légumes. D’autres se disaient que les idoles ne sont rien et estimaient qu’ils pouvaient manger de la viande sans se poser de questions. Ce qu’il y a de plus frappant dans ce passage, c’est que Paul ne résout pas le débat en argumentant à partir du mode d’alimentation antérieur à la chute. Si – à l’instar de Camosy – Paul avait estimé que c’est l’intention première de Dieu que les chrétiens devraient toujours essayer de suivre, il se serait empressé d’argumenter en faveur du premier groupe. Un tel argument aurait permis de résoudre immédiatement de graves problèmes dans les Églises de Rome et de Corinthe (cf. 1 Co 8). Mais l’apôtre raisonne de façon très différente : « L’un croit pouvoir manger de tout, » dit-il, « tandis que l’autre, qui est faible dans la foi, ne mange que des légumes. Celui qui mange de tout ne doit pas mépriser celui qui ne mange pas de viande et celui qui ne mange pas de viande ne doit pas juger celui qui mange de tout… » (v. 2-311). Autrement dit, le fait de manger ou non de la viande est un choix neutre du point de vue moral, et chaque chrétien est libre d’agir selon ce que sa propre conscience lui dicte. Pour Paul, le contenu de nos assiettes n’a pas grande importance ; il s’agit d’un domaine dans lequel nous pouvons exercer notre liberté chrétienne. Ce qui compte, en revanche, c’est l’attitude d’amour qui devrait nous caractériser, dans l’Église, lorsqu’il nous arrive d’avoir des opinions divergentes à ce sujet. Pour être clair : quiconque veut adopter un style de vie végan ne pèche pas ; c’est son choix personnel et je n’ai pas à le mépriser. Mais ce dernier devra se garder de porter un jugement sur ceux qui, comme moi, ne se privent pas de viande ; là non plus, ce n’est pas un péché. Plutôt que de nous diviser sur ces questions, nous devrions rechercher ce qui contribue à la paix (v. 19).

Un appel à la prudence

Faisons toutefois preuve de prudence : si nous sommes parfaitement libres de renoncer à consommer de la viande, voire de tout produit issu de l’exploitation animale (et l’histoire fournit plusieurs exemples de chrétiens ayant fait le premier de ces deux choix, comme John Wesley, ou William et Catherine Booth), nous devons toutefois nous méfier de l’idéologie qui sous-tend le véganisme.

En effet, le mode de vie végan est en général couplé avec une vision du monde « antispéciste », c’est-à-dire qui ne fait pas de hiérarchie entre les espèces vivantes. Ce courant de pensée a été popularisé dans les années 70 par le livre La libération animale du philosophe Peter Singer et, plus récemment en francophonie, par le journaliste et écrivain Aymeric Caron12. Les antispécistes estiment que l’espèce à laquelle appartient un être vivant n’est pas un critère valable pour décider de la manière dont il doit être traité. Selon eux, l’homme est « un animal comme un autre ». Et rien ne justifie, donc, que l’espèce humaine jouisse d’une plus grande considération morale que les espèces animales – ce serait faire preuve de « spécisme » (discrimination analogue au racisme ou au sexisme). Cette idéologie est si totale que certains n’hésitent plus à la caractériser comme « croyance non-religieuse », et à décrire le véganisme comme une « religion de substitution »13. En effet, les végans « ont volontiers recours à un vocabulaire connoté religieusement, parlant de sanctuaires pour les animaux, de miraculés pour les bêtes ayant échappé à l’abattoir ou de nécessité de conversion.14 »

Relever tous les vices logiques de la pensée antispéciste dépasserait largement le cadre de cet article. Notons simplement celui-ci : si l’homme est « un animal comme les autres », qu’il ne diffère en rien des autres espèces vivantes, alors pourquoi devrait-il sauver les animaux de la domination abusive de l’espèce humaine ? En affirmant que les hommes devraient défendre la cause animale sous prétexte que toutes les espèces sont égales, les antispécistes se contredisent de manière flagrante. Ils avouent, malgré eux, que les êtres humains ont une capacité morale supérieure aux animaux, puisqu’ils s’estiment capables de sauver les animaux de l’oppression humaine ! À leur corps défendant, les antispécistes reconnaissent donc ce que la Bible enseigne, à savoir que l’homme n’est pas « un animal comme un autre », mais une créature unique, porteuse de « l’image de Dieu » (Gn 1.27 ; 9.7) :

L’Écriture n’enseigne pas que toutes les formes de vie sont égales. Les adeptes [de l’antispécisme] soutiennent souvent que les animaux ont le même droit à la vie que les êtres humains. Or, si l’Écriture prescrit la bonté envers les animaux, elle autorise également la consommation de viande. L’homme seul est l’image de Dieu, et lui seul doit exercer la domination sur la terre.15

Pour les raisons qui viennent d’être évoquées, le militantisme végan n’a, à notre sens, pas sa place dans l’Église. Un chrétien est parfaitement libre de devenir végan, mais il devrait le faire avec prudence, bien conscient des idéologies qui sous-tendent ce mode de vie.

Une prise de conscience

Est-ce que tout est à rejeter dans le discours végan ? Certainement pas ! Le véganisme nous alerte, à raison, sur la maltraitance animale et le danger pour la santé et l’environnement d’une surconsommation de viande.

D’une part, nous devons prendre conscience du fait qu’aujourd’hui, les cadences des abattoirs sont telles, pour répondre à la demande excessive des consommateurs de viande, qu’il est matériellement impossible de traiter les animaux avec respect. Camosy a certainement raison de dire que les chrétiens devraient « se soucier de la façon dont la logique de la violence et du consumérisme dicte la méthode des fermes industrielles16 ». Ce que l’on  observe dans certains élevages et abattoirs n’est ni la meilleure ni la seule façon possible de traiter les animaux. Et nous, chrétiens, devrions être les premiers à reconnaître cela. En effet, la Bible nous dit que Dieu se soucie du bien-être des animaux (Jb 39-40 ; Ps 104.11-30 ; Mt 6.26-30) et s’attend à ce que nous prenions soin d’eux, en bons intendants de sa création (Ex 23.4-5, 19 ; Dt 25.4 ; Jon 4.11 ; Pr 12.10)17. La cruauté envers les animaux est donc inacceptable et nous ne devrions pas y rester insensibles18.

D’autre part, nous devons prendre conscience des effets potentiellement néfastes de la consommation de viande sur l’environnement et sur notre santé. Concernant l’environnement,  l’élevage intensif est la première cause de déforestation dans le monde et responsable de plus d’émissions de gaz à effet de serre que tous les transports réunis. Quant à notre santé, si de nombreux spécialistes ont montré que sans protéines animales, il est difficile d’éviter les carences19, il n’en demeure pas moins vrai que la surconsommation de viande augmente le risque de certaines maladies20. Cela veut-il dire que nous devrions cesser toute consommation de viande ? Libre à chacun de se faire son propre avis. Mais si nous croyons que Dieu nous appelle à prendre soin de sa création (Gn 2.15) et de notre propre corps (1 Co 6.19-20 ; 1 Tm 4.8), nous serions sans doute bien avisés de revoir notre consommation à la baisse et d’acheter de la viande provenant d’élevages locaux et respectueux du bien-être animal.

Conclusion

Pour conclure, l’argumentation en faveur du véganisme basée sur l’Écriture semble très fragile.  Si les végans nous alertent, à juste titre, sur certains problèmes liés à notre consommation de viande aujourd’hui, rien dans la Bible ne nous interdit d’en manger. Loin de là ! Manger (ou non) de la viande relève de la liberté chrétienne, et cela ne devrait donc pas être un sujet de discorde entre chrétiens. C’est pourquoi, conscients des idéologies anti-bibliques qui sous-tendent ce mouvement, nous devrions accepter que les chrétiens aient des opinions divergentes sur ce qu’ils veulent (ou ne veulent pas) manger, et rechercher l’unité dans nos différences. « En effet, le royaume de Dieu n’est pas une affaire de nourriture et de boisson ; il consiste en la justice, la paix et la joie que donne l’Esprit saint » (Rm 14.1721).

  1. Jasmine Perez, « Le terme végane », Végi-info 13, 2013, p. 22. Le véganisme est relativement récent, puisque c’est en 1944 que Donald WATSON, fondateur de la Vegan Society, invente le terme « végane » pour se distinguer des végétariens consommant des produits laitiers.
  2. Manuela Estel, « Être vegan, ça veut dire quoi ? », texte publié le 16 août 2018, https://www.cosmopolitan.fr/,etre-vegan-ca-veut-dire-quoi,1967898.asp, consulté le 20 mars 2020.
  3. Données publiées par l’institut d’études Xerfi (cf. Benoît Van Overstraeten, « Le marché végétarien et végan a augmenté de 24% en 2018, selon une étude », texte publié le 08 janvier 2019, https://www.capital.fr/economie-politique/le-marche-vegetarien-et-vegan-a-augmente-de-24-en-2018-selon-un-etude-1322408, consulté le 20 mars 2020.
  4. Charles C. Camosy, « Why all Christians should go vegan », texte publié le 05 janvier 2017, https://www.washingtonpost.com/posteverything/wp/2017/01/05/why-all-christians-should-go-vegan/, consulté le 20 mars 2020.
  5. Robert Culas, « Un chrétien peut-il manger de la viande? », texte publié le 08 novembre 2018,  https://www.cath.ch/newsf/un-chretien-peut-il-manger-de-la-viande/, consulté le 10 juin 2020.
  6. Camosy, op. cit. (italiques ajoutées)
  7. Culas, op. cit.
  8. Camosy, op. cit.
  9. Cf., p. ex., I. Howard Marshall, A Critical and Exegetical Commentary on the Pastoral Epistles, Londres, T&T Clark, 2004, p. 546. La « prière » doit sans doute être compris comme une référence à la prière de reconnaissance adressée par les croyants avant le repas (Mc 8.6 ; Mt 26.26 ; Ac 27.35).
  10. C’est ainsi que la majorité des commentateurs interprètent ce verset (cf., p. ex., Claus Westermann, A Continental Commentary : Genesis 1-11, Minneapolis, Fortress Press, 1994, p. 462).
  11. Bible en Français Courant.
  12. Peter Singer, La libération animale, tr. de l’anglais (Animal Libération, 1975) par Louise ROUSSELLE, s.l. Payot, 2012, 477 p. ; Aymeric Caron, Antispéciste : Réconcilier l’humain, l’animal, la nature, s.l., Don Quichotte, 2016, 496 p. Le concept de « spécisme » (et donc celui d’antispécisme) a été introduit par le psychologue Richard Ryder, au début des années 70. Selon ce courant de pensée, c’est le concept de « sentience » (à savoir, la capacité d’éprouver des sensations et des émotions) qui devrait être le seul critère en matière d’éthique.
  13. Kai Funkschmidt, « Erlösung durch Ernährung : Veganismus als Ersatzreligion (Teil II) », Materialdienst : Zeitschrift für Religions- und Weltanschauungsfragen 12,2015, p. 445-455.
  14. Joël Burri, « Le véganisme est-il devenu une nouvelle religion ? », texte publié le 27 août 2018,  https://regardsprotestants.com/societe/le-veganisme-est-il-devenu-une-religion/, consulté le 12 juin 2020.
  15. John M. Frame, The Doctrine of the Christian Life, Phillipsburg, P&R Publishing, 2008, p. 744. À ce propos, il est intéressant de noter que le verbe rātsaḥ (« commettre un meurtre »), utilisé dans le cadre du sixième commandement, n’est jamais employé en référence à la mise à mort d’animaux (cf. ibid., p. 687).
  16. Charles C. Camosy, For Love of Animals : Christian Ethics, Consistent Action, Cincinnati, Franciscan Media, 2013, p. 100.
  17. Quand, parlant des moineaux, Jésus dit qu’il « n’en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père » (Mt 10.29), il souligne qu’aux yeux de Dieu, « la vie animale a du prix dans son principe mais aussi dans son individualité » (Danielle Drucker, « Le statut de l’animal », dans Alain Nisus, Luc Olekhnovitch et Louis Schweitzer, sous dir., Vivre en chrétien aujourd’hui : repères éthiques pour tous, Romanel-sur-Lausanne, La Maison de la Bible, 2015, p. 727). (Cela dit, en Matthieu 6.26, Jésus s’adresse à ses disciples et, parlant toujours des moineaux, ajoute : « Ne valez-vous [pourtant] pas beaucoup plus qu’eux ? »)
  18. À ce titre, nous devrions nous laisser inspirer par l’exemple de chrétiens engagés comme William Wilberforce, homme politique célèbre et membre fondateur de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA), ou encore John Wesley qui croyait que « la foi en Jésus-Christ [devrait] nous conduire, au-delà d’une préoccupation exclusive pour le bien-être des êtres humains, à nous soucier plus largement du bien-être… de toute créature vivante à la surface de la terre. »
  19. Pauline Fréour, « Alimentation : ‘Sans protéines animales, difficile d’éviter des carences’ », publié le 26 octobre 2015, https://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/10/26/24247-alimentation-sans-proteines-animales-difficile-deviter-carences, consulté le 15 juin 2020. D’après Danielle Drucker aussi, « les données scientifiques montrent qu’il est difficile d’obtenir une alimentation répondant à tous les besoins nutritionnels de l’être humain sans apport de denrées d’origine animale, y compris la viande » (Danielle Drucker, op. cit., p. 747).
  20. On pense notamment aux maladies comme le cancer du côlon, les maladies cardio-vasculaires, l’obésité ou le diabète de type 2.
  21. Bible en Français Courant.