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Que deviennent-ils ? Quelques années plus tard … Maxime

Maxime SOUMAGNAS est marié avec Demelza et père de Joshua (6 ans), de Noah (4 ans) et de Charlotte (1 an).Il a reçu son diplôme de 3 ans de l’IBB en 2017.Après un stage de 4e année à l’Eglise Protestante Evangélique de la Garenne-Colombes (près de La Défense en région parisienne), il a commencé à servir une Eglise à Bordeaux d’où est issue celle dont il est actuellement pasteur-implanteur.La rédaction du Maillon lui pose un certain nombre de questions destinées à permettre aux lecteurs de mieux comprendre son contexte de ministère et de prier pour lui.

Quel est le profil de l’Eglise ?

Maxime : L’Eglise Bordeaux Chartrons vient à peine d’éclore. L’assemblée a vu le jour dans le courant de l’année 2018. Après avoir commencé par des rencontres chez nous de janvier à août 2018, nous avons pu, grâce à Dieu, louer une salle de restaurant pendant deux heures chaque dimanche matin. Nous avons privilégié une salle accessible en transport public, au centre-ville, après avoir constaté que la plupart des assemblées existantes se trouvaient en périphérie et étaient surtout accessibles en voiture. Depuis deux ans, nous accueillons entre 20 et 30 personnes régulièrement le dimanche, avec une belle ribambelle d’enfants, des étudiants, plusieurs actifs et des séniors. Nous avons principalement des femmes et peu d’hommes. Nous avons une belle variété de nationalités représentées : de l’Espagne, en passant par le Congo, le Royaume-Uni et la France. Parmi ces 30 personnes, une vingtaine sont en recherche. Nous prions qu’elles répondent positivement et joyeusement à l’appel de notre Seigneur bienveillant, Jésus-Christ.

Quelles sont les priorités (les grands axes) de ton ministère ?

Maxime : Nous avons deux priorités : 

1. Nous prions que Dieu multiplie les points de rayonnement chrétiens à proximité des sept mairies de quartier au centre-ville de Bordeaux. Nous avons à cœur de nous impliquer dans des quartiers bien définis afin d’atteindre les Bordelais qui sont les plus proches de nous. Nous sommes convaincus que le cap fixé par le CNEF1, une Eglise pour 10 000, a du sens. Si Dieu nous permettait d’atteindre ce cap en partie, alors il faudrait environ 23 Eglises supplémentaires pour rayonner auprès des 300 000 habitants du centre de Bordeaux. C’est sans compter les Eglises qu’il faudrait en plus pour atteindre les 600 000 habitants en périphérie de la Métropole ou encore ceux qui font parfois une ou deux heures de route pour trouver une Eglise dans le Sud-Ouest. A cela s’ajoutent les besoins dans les Eglises existantes qui recherchent de nouveaux pasteurs. Je vous laisse calculer le nombre d’anciens nécessaires à former. Que Dieu fasse grandir son Eglise selon sa volonté !

2. Nous avons mis le pied à l’étrier en visant à former des disciples. Nous cherchons à œuvrer dans le sens de Colossiens 1.28 : « annoncer, exhorter, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ ». Chacune de nos rencontres va dans ce sens. A ces rencontres, nous avons vu le besoin d’ajouter une formule de formation plus intensive, à mi-temps, afin de permettre à nos membres de goûter et de prendre la température du service chrétien au sein de l’Eglise locale. Le but est de créer une plateforme intermédiaire entre l’Eglise locale et une formation plus approfondie dans un institut biblique. Car le saut entre les deux est trop grand pour beaucoup de chrétiens qui aimeraient s’engager mais ont des doutes. Nous avons la joie d’avoir une stagiaire depuis l’année passée qui continue pour une deuxième année. Une autre stagiaire se lance dans l’aventure en suivant une formule « à la carte » puisqu’elle a un travail à plein temps. 

Pourrais-tu évoquer quelques encouragements (sujets de reconnaissance) ?

Maxime : Nous sommes reconnaissants d’avoir la joie d’accueillir régulièrement des personnes en recherche. Plus de la moitié de notre assemblée n’a pas encore répondu clairement à l’appel du Christ. C’est un grand privilège de pouvoir cheminer avec ces personnes. Il est très encourageant de les entendre dire qu’ils se sentent à l’aise pour poser leurs questions sur la foi chrétienne.  

Nous sommes reconnaissants d’avoir une ribambelle d’enfants. Nous avons une opportunité claire de transmettre le dépôt de l’Évangile à cette nouvelle génération. Nous prions que cette jeune génération aime Jésus-Christ et soit équipée pour le servir à Bordeaux ou ailleurs en francophonie. 

Pourrais-tu évoquer quelques défis (sujets de prière) ?

Maxime : Depuis notre installation, nous avons découvert « la froideur bordelaise », paradoxal pour une ville qui se veut conviviale et chaleureuse. Les gens sont très fermés et montrent peu d’intérêt à l’idée d’ajouter des gens à leur cercle d’amis. 

Aussi, la douceur de vivre bordelaise fait beaucoup d’ombre à la douceur de la vie en Christ. Nos concitoyens ont beaucoup de mal à croire que le vin servi au banquet céleste sera bien meilleur qu’une bonne bouteille de Bordeaux. C’est pourtant bien le cas !

  1. NDLR : Conseil National des Evangéliques de France.