Le Maillon Eté 2008

Éditorial
Recrutement d’un aumônier et passage à deux cycles

Nous ne pouvons qu’être reconnaissants à Dieu ainsi qu’à nos lecteurs qui ont prié pour l’Institut ces derniers mois. En effet, par la grâce de Dieu, la réalisation de la vision pour l’Institut est en bonne voie.

Pour rappel, nous nous sommes fixés pour but de « former, en faveur de la moisson de l’Europe francophone, des serviteurs de l’Evangile qui sont fidèles, compétents et consacrés – cela pour la gloire de Dieu » et d’adopter les cinq principes de fonctionnement suivants :
(1) la fidélité à la parole de Dieu ;
(2) la centralité de l’Evangile dans toute l’orientation et toutes les activités de l’Institut ;
(3) la rigueur dans l’étude des Ecritures ;
(4) l’importance de la croissance des étudiants dans la maturité spirituelle ;
(5) un lien étroit entre les études et la pratique du ministère sur le terrain.

Dressons un bilan intérimaire :

L’ambiance à l’Institut est bonne, en partie grâce à la bonne humeur des étudiants, et en partie grâce à nos sorties, nos repas communautaires et nos week-ends de retraite.

Les professeurs veillent à l’attachement à la parole de Dieu, le souci de l’application pratique de l’enseignement dans la vie des étudiants étant de plus en plus manifeste.

Les étudiants font généralement preuve d’une soif de la parole et d’enthousiasme pour les cours ; l’impact de la formation se fait sentir à la fois au niveau de la croissance dans la maturité spirituelle et au niveau des compétences quant à la pratique du ministère.

Nous avons vécu deux journées de prière ensemble.

Nous avons passé une semaine d’évangélisation des plus encourageantes sur deux campus universitaires : les étudiants ont fait preuve de maturité, de courage, de clarté dans leur annonce de l’Evangile ainsi que d’amour pour des personnes qui se situent actuellement sur le chemin qui mène à la condamnation.

Des liens entre l’Institut et plusieurs Eglises en Belgique et en France ont été tissés de par des prédications et des séances de formation apportées par des professeurs de l’IBB et par notre présence à des congrès. D’autres liens qui existaient déjà ont été renforcés : ces Eglises-là comprennent mieux que l’Institut existe pour les servir.

Presque chaque semaine nous bénéficions d’une prédication apportée par un pasteur ou responsable d’une Eglise wallonne, bruxelloise ou française.

Le nombre d’étudiants inscrits est en hausse, à la fois pour les cours du jour et pour les cours du samedi.

Nous avons pu ouvrir nos portes plus largement à des étudiants plus occasionnels, et notamment des responsables d’Eglises, pour une matinée de formation sur la prédication qui a eu lieu dans la salle de culte de la rue de Moniteur, faute de place dans nos locaux.

Je vous exhorte à continuer à prier pour la réalisation de la vision dans le courant de l’année académique 2008/2009. Nous sommes engagés dans un combat spirituel, et nous devons absolument rester à genoux. Je vous invite à prier en particulier pour la nouvelle étape dans la vie de l’Institut à laquelle nous passons dès septembre 2008. Nous développons en effet l’Institut selon deux axes principaux. D’abord, nous sommes particulièrement conscients de lacunes quant aux quatrième et cinquième principes de fonctionnement (le caractère de l’étudiant et les liens avec le terrain). C’est dans la perspective de combler ces lacunes que Paul Every sert dorénavant à l’Institut comme aumônier et professeur de théologie pratique. Il est ainsi embauché à mi-temps grâce à la générosité d’un donateur d’outre-Manche. Ancien de l’IBB, Paul a passé la plupart de sa vie en Belgique, tandis qu’il a vécu la majeure partie de son expérience du ministère pastoral en Angleterre. Pour l’autre mitemps, il exerce un ministère pastoral au sein de l’Eglise Protestante Evangélique de la rue du Moniteur. Nous estimons que sa maturité spirituelle et ses dons correspondent très bien à ce nouveau poste à l’Institut, considéré prioritaire depuis longtemps par le Conseil d’administration.

Quant au deuxième axe de développement, nous poursuivons notre démarche de recruter plus d’étudiants et nous mettons en oeuvre un programme de deux cycles de cours distincts du mardi au vendredi. Le but du nouveau programme est d’offrir une première année de cours qui puisse être à la fois cohérente en elle-même et une introduction logique à des études plus approfondies poursuivies en deuxième et troisième années. Nous espérons que plusieurs personnes seront attirées par ce nouveau diplôme d’un an, notamment celles qui ne considèrent pas réaliste de se libérer du monde du travail pour les trois ans. Du reste, les avantages pédagogiques de cette démarche sont considérables. L’implication pratique de ce passage à deux cycles, c’est que nous avons deux groupes d’étudiants à enseigner simultanément durant la semaine – ce qui veut dire que la charge d’enseignement s’alourdit de manière significative. C’est pourquoi nous étoffons le corps enseignant et renforçons l’équipe administrative. A partir de septembre, Charles Kenfack, membre de l’Eglise de la rue du Moniteur, chargé de cours en doctrine, histoire de l’Eglise et introduction aux deux Testaments, devient professeur à temps plein. Originaire du Cameroun, il vient de terminer un doctorat sur l’eschatologie tout en travaillant sur un projet de traduction avec la Société Biblique de Genève. Il apporte non seulement un zèle pour la vérité mais encore un coeur de pasteur et son expérience dans le ministère pastoral à Paris. Je suis ravi de pouvoir vous informer que nous avons trouvé le soutien financier nécessaire à cette embauche. A partir de février 2009, Mark DeNeui, qui achève son doctorat à Aberdeen, sera engagé comme professeur principal (visiteur) en Nouveau Testament. Il apporte non seulement cinq ans d’expérience comme professeur à l’IBB mais encore – et à certains égards cela est plus important – dix ans d’expérience dans le ministère pastoral à Anderlecht. Quant au secrétariat, Christiane Gelin continue à rendre un service précieux à temps partiel en soulageant notamment la charge de travail d’Ian Masters, responsable administratif, et nous bénéficions d’une aide ponctuelle de la part d’autres bénévoles.

Dieu nous a exaucés à tant d’égards ! Mais ce n’est pas le moment de croiser les bras ou de nous reposer sur nos lauriers. Ne perdons pas de vue l’ampleur de la moisson et le manque d’ouvriers rien que dans les Eglises en Belgique francophone. Ne perdons pas de vue la nécessité que se répande l’Evangile du pardon des péchés en Jésus-Christ. Ne perdons pas de vue notre but que le nom de Dieu soit glorifié en Europe francophone.

Bonne lecture de ce numéro du Maillon, et merci encore pour vos prières.

James HELY HUTCHINSON, directeur

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