Le Maillon Eté-Automne 2009

Éditorial
L’importance de la prière

La publication d’un nouveau numéro du Maillon est l’occasion de vous remercier à nouveau de votre soutien et notamment de vos prières. Je suis conscient de ce que j’insiste sur l’importance de la prière peutêtre au point de lasser certains : je dis aux étudiants que nos deux journées de prière sont les deux journées les plus importantes dans notre calendrier, et nous sommes impressionnés par la consécration des étudiants lors de ces événements ; d’autres réunions de prière ont lieu régulièrement le mercredi ; deux soirées de prière ont lieu chaque année pour les membres du Conseil d’administration, les membres de l’assemblée générale et les professeurs ; par le biais du calendrier de prière, nous visons à faire en sorte que les Eglises s’associent avec nous dans la prière ; les étudiants organisent des réunions de prières entre eux ; et plusieurs Eglises et individus à l’étranger ont répondu à notre appel en priant beaucoup pour l’Institut. Si je martèle l’importance de la prière, c’est parce que j’y crois, et c’est parce que je suis convaincu que « si l’Eternel ne bâtit pas la maison, les bâtisseurs travaillent en vain » (Ps 127,1).

Mais j’ai une autre conviction qui va de pair avec l’accent que nous mettons sur la prière : l’Eternel est à l’oeuvre pour bâtir cette maison. Autrement dit, les bâtisseurs ne travaillent pas en vain. Celles et ceux qui connaissent l’Institut depuis l’intérieur partagent cette conviction. J’ai une autre conviction encore : les bâtisseurs en question travaillent d’arrache-pied et travaillent bien. L’équipe – Charles Kenfack, Paul Every, Ian Masters, Mark DeNeui, mon épouse Myriam, Christiane Gelin, Ruth Trump, Rosie Hounslow, les professeurs visiteurs – est franchement formidable. Dans l’éditorial du Maillon du printemps, nous avons déjà réfléchi au travail de construction qu’effectue cette équipe, et je vous invite à découvrir dans ce numéro plusieurs articles qui nous permettent de noter d’autres domaines dans lesquels nous avons pu avancer ces derniers mois. Cela vous permettra – je l’espère – de rendre grâces à Dieu qui est le Bâtisseur avec un B majuscule. Il s’agit d’articles portant sur notre semaine d’évangélisation, passant en revue la première année du premier cycle d’études, évoquant notre décision de doubler le nombre de séries de cours du samedi offertes l’année académique prochaine, expliquant l’informatisation de la bibliothèque, décrivant notre journée « portes ouvertes », témoignant de la bonne ambiance qui règne à l’Institut… Par rapport à cette dernière considération, j’ai été particulièrement touché lorsque l’un des anciens de l’Eglise de Bruxelles-Woluwe a fait remarquer à la fin de la semaine d’évangélisation qu’il avait été impressionné par le plaisir qu’avaient les étudiants à oeuvrer ensemble et par la bonne entente qui régnait parmi eux. Même si nous nous efforçons d’organiser des repas communautaires régulièrement pour participer à promouvoir cette bonne ambiance et cette fraternité, cela va d’autant moins de soi que les différences d’arrièreplan national, social et ecclésial sont majeures. Mais Dieu nous permet d’être unis en Christ. A lui soit la gloire.

Je ne dis pas que ce soit déjà le paradis à l’Institut. Nous avons toutes et tous notre lot de problèmes à gérer. Un étudiant à temps plein a été particulièrement éprouvé ces derniers mois, et notre secrétaire Christiane a dû s’absenter une semaine sur deux pour soigner son mari Daniel qui passe par plusieurs mois de chimiothérapie. Côté stages, malgré l’excellente évolution, il nous reste beaucoup de progrès à faire, et Paul Every est chargé de présenter des propositions de refonte avant la fin de cette année civile. Au plan matériel, nous sommes de plus en plus à l’étroit dans nos locaux. Mais le sentiment qui prédomine, c’est le désir de glorifier le Bâtisseur qui est bien à l’oeuvre.

Ce qui sous-tend la motivation de l’équipe, c’est la vision. Pour rappel, l’Institut Biblique Belge a pour but de former, en faveur de la moisson de l’Europe francophone, des serviteurs de l’Evangile qui sont fidèles, compétents et consacrés – et cela pour la gloire de Dieu. Les cinq principes de fonctionnement qui découlent de cette mission sont (1) la fidélité à la parole de Dieu ; (2) la centralité de l’Evangile dans toute l’orientation et toutes les activités de l’Institut ; (3) la rigueur dans l’étude des Ecritures ; (4) l’importance de la croissance des étudiants dans la maturité spirituelle ; (5) un lien étroit entre les études et la pratique du ministère sur le terrain. Nous sommes convaincus que cette vision émerge directement de la parole de Dieu. Plusieurs partenaires dans cette oeuvre sont animés par la même conviction, ainsi que par la conviction qu’ils peuvent nous faire confiance pour que nous ne déviions pas de cette vision.

Mais une telle vision implique un travail difficile. Déjà, dans une perspective biblique, poursuivre un but qui est nettement axé sur l’Evangile, c’est se lancer dans une guerre spirituelle dans laquelle Satan rôde comme un lion rugissant. Prendre clairement position sur la justification par la foi seule par opposition au catholicisme officiel, sur l’unicité du Christ pour le salut par opposition à d’autres religions, sur la suffisance des Ecritures par opposition à certaines tendances pentecôtistes et charismatiques, sur l’enfer par opposition à certaines tendances de l’église émergente : tout cela coûtera toujours cher. Mais comme nous l’avons fait remarquer par le passé, il n’existe qu’un seul Evangile qui sauve et qui sanctifie : il est précieux et doit être défendu. Bref, nous vous demandons de rester à genoux pour que la vision se réalise à la gloire de Dieu.
Merci.

James HELY HUTCHINSON
Pour le Conseil académique

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