Le Maillon Été-Automne 2010

Éditorial

Dans l’éditorial du précédent numéro du Maillon, nous avons parlé de l’importance de la prière en rapport avec l’oeuvre de l’Institut. Par la grâce de Dieu, cette oeuvre avance bien, et nous tenons à exprimer notre reconnaissance à toutes celles et à tous ceux qui ont pu soutenir l’Institut par la prière ces derniers mois. Rappelons-nous qu’à l’Institut Biblique Belge nous avons une visée très précise : former, en faveur de la moisson de l’Europe francophone, des serviteurs de l’Evangile qui sont fidèles, compétents et consacrés – et cela pour la gloire de Dieu. Les cinq principes de fonctionnement qui découlent de cette mission sont
(1) la fidélité à la parole de Dieu ;
(2) la centralité de l’Evangile dans toute l’orientation et toutes les activités de l’Institut ;
(3) la rigueur dans l’étude des Ecritures ;
(4) l’importance de la croissance des étudiants dans la maturité spirituelle ;
(5) un lien étroit entre les études et la pratique du ministère sur le terrain.
Quels signes d’exaucement discernons-nous à ce stade au regard de cette vision ? Nous espérons que la réponse se dégagera d’une manière générale des pages de ce numéro du Maillon, mais dressons d’ores et déjà un bref bilan pour ce qui est du côté académique, du personnel, de la vie communautaire et des stages.

D’abord, en ce qui concerne la vie académique, notre évaluation 18 mois après le passage à deux cycles est positive. Nous n’avions jamais caché notre désir d’attirer des étudiants pour le cursus d’un an dans l’espoir qu’ils souhaiteraient rester pour le second cycle, et en effet nous sommes ravis de ce que ce cas de figure se réalise déjà. La bonne qualité (ainsi que la quantité) des étudiants en second cycle frappe les professeurs. Le premier cycle nous a encouragés de plus en plus au fur et à mesure du déroulement de l’année académique ; depuis la « seconde rentrée » de février, il a grandi au point qu’il se trouve parfois à l’étroit dans la nouvelle salle de classe du premier étage (nous remercions l’Association de la rue du Moniteur pour la mise à notre disposition depuis septembre de cette troisième salle de cours). La motivation des étudiants dans les deux cycles reste impressionnante. Dans la filière des cours du samedi, l’appétit pour les cours a dépassé notre attente. Une proportion significative de ces étudiants profitent du doublement du nombre de séries de cours offertes, le repas qui intervient entre les cours du matin et ceux de l’après-midi nous permettant de mieux connaître les étudiants et, par conséquent, de les servir plus aisément au plan pastoral (nous vous renvoyons à l’article de Jean-Luc Cardon). Le séminaire annuel visant un public plus large – notamment celui de pasteurs et d’anciens – semble toujours répondre à une attente : nous en prévoyons trois pour l’année académique 2010/11 (voir les pages du milieu et la quatrième de couverture). Fait peut-être plus étonnant, la démarche de proposer les langues bibliques en cours du samedi comble également un désir significatif. Nous attirons votre attention tout spécialement sur les nouvelles séries de cours d’islamologie qui sont offertes le mercredi et le samedi.

Passons au personnel. Depuis la parution du dernier Maillon, toute la communauté de l’Institut s’est réjouie avec notre secrétaire Christiane Gelin de la rémission complète de son mari Daniel qui avait été traité pour un cancer. Parmi d’autres développements réjouissants, citons la naissance de Frederick Every et les fiançailles, survenues le jour de Noël 2009, de notre bibliothécaire Rosie Hounslow avec un étudiant belge en troisième année (voir p. 18). S’agissant du personnel enseignant, nous continuons à répondre avec joie à un grand nombre de sollicitations pour apporter des prédications et des conférences dans des Eglises locales et lors de conventions. Il est difficile pour nous de parler de façon objective de la qualité des cours dispensés par les professeurs, mais à la fin du semestre passé nous avons procédé (pour la première fois depuis plusieurs années) à une évaluation des cours, et le verdict global des étudiants était uniformément positif pour ce qui est de la pédagogie des professeurs principaux et visiteurs ainsi que du contenu de leur enseignement. Les cours de Mark DeNeui, professeur principal en Nouveau Testament, sont particulièrement appréciés. Nous sommes toujours ravis d’accueillir un bon groupe de professeurs visiteurs issus de divers milieux et apportant souvent des compétences particulières dans des domaines spécialisés et importants pour notre cursus.

Quant à la vie communautaire des étudiants, l’ambiance reste très bonne, malgré la diversité d’arrière-plan ecclésial qui continue à s’accroître. Nous sommes frappés par le nombre de prédicateurs visiteurs (lors de nos cultes communautaires) qui sont ravis de découvrir cette bonne ambiance. L’harmonie qui règne entre les étudiants, les marques d’entraide et d’affection fraternelle, l’organisation spontanée de réunions de prières : toutes ces considérations continuent à nous réjouir en plus de leur sérieux dans les études (« Ah, qu’il est bon, qu’il est agréable… », Ps 133,1). Lors de notre semaine d’évangélisation, un pasteur a été impressionné par l’esprit de service et l’humilité des étudiants. L’influence saine de certains étudiants mûrs et fédérateurs est particulièrement appréciée. Le fait d’avoir des professeurs principaux présents sur place et disponibles favorise les bonnes discussions dans une perspective pastorale. De manière plus formelle, chaque étudiant régulier passe par un entretien semestriel avec l’aumônier Paul Every. Mais le tableau serait imprécis si l’on ne mentionnait pas aussi certaines ombres comme les ennuis de santé importants par lesquels passent deux étudiants, ou les difficultés financières ou familiales qui en frappent d’autres.

Le quatrième domaine que nous voulions passer en revue est celui des stages. Nous avons pu devenir nettement plus actifs en nous concertant avec les pasteurs de plusieurs Eglises désireuses d’encadrer des étudiants. Nous sommes devenus également plus proactifs en organisant des stages semestriels, d’hiver et d’été qui sont bien en adéquation avec les dons, l’expérience et la visée ministérielle des étudiants en question. De plus, la refonte formelle des stages est bien en cours.
Le « nouveau régime » prévoit un plus grand accent sur la diversité des cadres dans lesquels les étudiants oeuvreront ainsi que la possibilité pour certains de servir des Eglises n’ayant pas de pasteur au moyen d’un stage de prédication. (Nous ne pourrons répondre à toutes les demandes en provenance d’Eglises souhaitant profiter de prédications apportées par des étudiants. Ceux-ci sont souvent sollicités bien au-delà de leur quota d’heures de stages, et nous devons les protéger pour qu’ils puissent se concentrer sur leurs études !) Nous restons tout à fait convaincus de l’importance de mélanger stage et étude tout au long du cursus : certes, le rythme est exigeant pour les étudiants, mais ils profitent des cours d’autant plus qu’ils apprécient leur portée pratique telle qu’ils l’expérimentent dans le cadre de leurs stages. Nous entendons régulièrement des retours positifs à propos de la mise en pratique au niveau de l’Eglise locale de ce que les étudiants ont appris grâce à des cours bibliques, aux ateliers bibliques, aux laboratoires de prédication, aux cours d’évangélisation…

Juste avant notre semaine d’évangélisation du mois de mars, nous avons diffusé par e-mail un « SOS » demandant votre intercession, conscients de ce que notre lutte n’allait pas être contre la chair et le sang, mais contre les principautés et les pouvoirs des lieux célestes. La réalité, c’est que ce que nous vivons de manière intense une semaine par an est également notre expérience – quoique dans une moindre mesure – tout au long de l’année académique. En effet, tant que nous continuerons à placer l’Evangile au centre de l’oeuvre de l’Institut, nous pourrons nous attendre à une lutte spirituelle. Nous réitérons donc notre gratitude pour toutes les fois où vous profitez du calendrier de prière (mis à jour tous les mois sur notre siteweb) ou vous joignez à nous, d’une manière ou d’une autre, en tant que collaborateurs dans l’oeuvre du seul Evangile qui sauve et qui sanctifie.

James HELY HUTCHINSON
Pour le Conseil académique

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